CAP21 Picardie
 

CAP 21

Bienvenue sur le blog de la délégation CAP 21 Picardie. Ce blog est destiné à vous informer sur les principaux thèmes de travail de CAP 21, mouvement écologiste présidé par Corinne LEPAGE et à vous proposer une actualité environnementale de la région. Ce blog est le votre. N'hésitez donc pas à y apporter vos informations ou commentaires.

Eric Delhaye, porte-parole national, délégué régional Picardie et Aisne

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Avec Jean-Yves VILCOT, délégué CAP 21 SOMME

_______________________


 

 

 

 

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Avec CAP 21 Picardie et Corinne Lepage

Construisons l'avenir 

 CAP 21 s'associe à la construction du Mouvement Démocrate dans le cadre de la préparation d'un congrès fondateur prévu fin novembre.

Jeudi 19 juin 2008

L'Europe est elle en panne avec le rejet du traité de Lisbonne par le peuple irlandais ?

Assurément je partage le constat de Thierry Chopin, président de la fondation Robert Schuman sur la fracture qui sépare les peuples des élites au sujet de l'Europe. Elle trouve principalement son origine dans un profond déficit politique.

Regardons la réalité en face : l'élargissement européen a plutôt réussi en débouchant sur une Union de 27 Etats membres, facteur de stabilité politique aux frontières orientales. Mais ces pays sont très différents par leur histoire, leurs cultures, leur niveau de développement économique et social. Ils ne partagent pas les mêmes objectifs dans l'intégration européenne et la construction de l'Europe se retrouve donc être le résultat d'un consensus mou qui préserve trop souvent des intérêts nationaux au détriment d'un grand dessein.

Ce dont ont besoin aujourd'hui les peuples, c'est de perspective dans un monde incertain, en crise, c'est de trouver "un horizon de sens" qui justifie la construction européenne comme réponse à une mondialisation risquée.

Certains experts tirent actuellement la sonnette d'alarme craignant que le coût de l’énergie et de l’alimentation continue à pousser l’inflation à des niveaux qui déstabilisent les marchés. Le ralentissement économique se propage et les données les plus récentes sur la demande des consommateurs et la confiance sont catastrophiques. Est-ce le moment pour stopper le processus européen, le mettre en veille ?

Evidemment non, ce serait le pire des scénarii. Plus que jamais, nous avons besoin d'entrer dans un processus d'approfondissement politique de l'Europe, qui dresse les perspectives d'un développement durable et humaniste comme réponse à la crise mondiale. Il s'agit évidemment avec le développement durable d'une perspective à long terme, contraire aux spéculations du marché et aux processus financiers enclins à l'emballement comme l'évoque Paul Jorion, Docteur en Sciences Sociales de l'Université libre de Bruxelles sur son excellent blog.

Je pense qu'il faut reposer la question à nouveau d'un processus à la carte, à géométrie variable en fonction de la volonté des Etats membres, l'idée d'un noyau dur dont la base serait la zone Euro ou une base plus restreinte englobant la France, l'Allemagne et d'autres pays fondateurs.

Ces propositions ne sont pas récentes. François Mitterrand, Jacques Delors l'évoquaient déjà dans les années 90. En 2000, Joschka Fischer, ministre allemand des Affaires étrangères émit aussi l'idée de bâtir une avant-garde fédérale. Malheureusement, elles furent toujours repoussées, les discussions remises à plus tard. Angela Merkel, vient de déclarer au Parlement allemand qu'elle ne voulait pas d'une Europe à deux vitesses, Jean-Claude Juncker, le premier ministre luxembourgeois n'en écarte pas l'idée si le Sommet de Bruxelles réuni pour gérer la crise irlandaise devait constater le désaccord. Unité européenne ou noyau dur ?

Il me semble que nous sommes aujourd'hui au pied du mur. L'Europe n'a de sens que si elle est à même de peser politiquement sur la scène internationale d'un monde redevenu multipolaire et d'imposer un modèle de développement durable et humaniste qui redonne espoir et confiance aux peuples qui la composent.

Eric Delhaye
Porte-parole de CAP21

Jeudi 19 juin 2008

Loi OGM et Conseil Constitutionnel : CAP21 regrette une décision qui consacre les cultures OGM en France

 

CAP21, parti écologiste présidé par Corinne LEPAGE, regrette la décision contrastée que le Conseil Constitutionnel vient de rendre sur la loi relative aux organismes génétiquement modifiés en réponse au recours des parlementaires de l’opposition (PS, PC, Verts).

 

En effet, cette décision consacre la coexistence des cultures OGM, conventionnelles et bio considérant que le législateur a pris des mesures propres à garantir le respect, par les autorités publiques, du principe de précaution. Pour CAP21 comme pour les associations et ONG de protection de l’environnement, ce principe n’est absolument pas garanti en raison d’un texte trop laxiste qui ouvre les champs français à la contamination génétique.

 

La transposition que le législateur vient de faire de la directive européenne méconnait par ailleurs l’information du public en n’obligeant pas les firmes privées à rendre publiques leurs études sanitaires.

 

Cependant, CAP21 se félicite que le Conseil Constitutionnel déclare contraires à la Constitution les dispositions qui résultent des 9ème et 13ème alinéas de l’article 11 de la loi, dispositions qui créent une clause de confidentialité au bénéfice des producteurs d’OGM et renvoient à un décret en Conseil d’Etat le soin de fixer la liste des informations qui ne peuvent rester confidentielles. Ces dispositions contreviennent en effet à l’objectif général de la directive européenne que sont l’information et la consultation permanentes du public.

 

CAP21 continuera à mener le combat aux côtés du monde associatif, des scientifiques et lanceurs d’alerte pour exiger une expertise approfondie et indépendante des risques sanitaires et environnementaux des OGM avant leur mise en culture et mettre en place un régime de responsabilité des producteurs.

 

Eric DELHAYE

Mardi 17 juin 2008

Vingt scientifiques et cancérologues viennent de publier un appel dans le Journal du Dimanche appelant à prendre des mesures de précaution dans l'utilisation des téléphones portables :

Les dix recommandations

>> Selon les signataires de l'appel, dix mesures de précaution doivent être prises dans l'attente de données définitives.

- N'autorisez pas les enfants de moins de 12 ans à utiliser un téléphone portable sauf en cas d'urgence. Les organes en développement (du foetus ou de l'enfant) sont les plus sensibles à l'influence possible de l'exposition aux champs électromagnétiques.

- Lors des communications, maintenir le téléphone à plus de 1 mètre du corps (l'amplitude du champ baisse de quatre fois à 10 cm, de cinquante fois à 1 m de distance). Utilisez le mode haut-parleur, ou un kit mains libres, ou une oreillette Bluetooth (en faisant attention de ne pas la conserver constamment à l'oreille en période de veille).

- Restez à plus de 1 mètre de distance d'une personne en communication, et évitez d'utiliser votre téléphone dans des lieux comme le métro, le train ou le bus où vous exposez passivement vos voisins proches au champ électromagnétique de votre appareil.

- Evitez le plus possible de porter un téléphone mobile sur vous, même en veille. Ne pas le laisser à proximité de votre corps la nuit, ou alors le mettre en mode "avion" ou "hors ligne/off line" qui a l'effet de couper les émissions électromagnétiques.

- Si vous devez le porter sur vous, assurez-vous que la face "clavier" soit dirigée vers votre corps et la face "antenne" (puissance maximale du champ) vers l'extérieur.

- Utilisez votre téléphone portable pour établir le contact ou pour des conversations de quelques minutes seulement (les effets biologiques sont directement liés à la durée d'exposition). Il est préférable de rappeler ensuite d'un téléphone fixe filaire, et non d'un téléphone sans fil DECT qui utilise une technologie à micro-ondes apparentée à celle des portables.

- Quand vous utilisez votre téléphone portable, changez de côté régulièrement, et avant de mettre le téléphone portable contre l'oreille, attendez que votre correspondant ait décroché.

- Evitez d'utiliser le portable lorsque la force du signal est faible ou lors de déplacements rapides comme en voiture ou en train.

- Communiquez par SMS plutôt que par téléphone (limite la durée d'exposition et la proximité du corps).

- Choisissez un appareil avec le DAS (débit d'absorption spécifique qui mesure la puissance absorbée par le corps) le plus bas possible.

Signataires de l'appel :

 Dr Bernard Asselain, chef du service de biostatistiques du cancer, Institut Curie
Pr Franco Berrino, directeur du département de médecine préventive et prédictive de l'Institut national du cancer, Milan, Italie
Dr Thierry Bouillet, cancérologue, directeur de l'Institut de radiothérapie, hôpital Avicenne, Bobigny
Pr Christian Chenal, professeur émérite de cancérologie et ancien responsable de recherche CNRS "Radiations, Environnement, Adaptation"
Pr Jan Willem Coebergh, cancérologue, département de santé publique, université de Rotterdam, Pays-Bas
Dr Yvan Coscas, cancérologue, chef du service de radiothérapie, hôpital de Poissy-Saint-Germain
Pr Jean-Marc Cosset, chef de département honoraire d'oncologie-radiothérapie de l'Institut Curie
Pr Devra Lee Davis, chef du département de cancérologie environnementale, université de Pittsburgh, Etats-Unis
Dr Michel Hery, cancérologue, chef du département de radiothérapie, hôpital Princesse-Grace, Monaco
Pr Lucien Israël, professeur émérite de cancérologie, université Paris-XIII, membre de l'Institut
Jacques Marilleau, ingénieur, ancien physicien au Commissariat à l'énergie atomique et au CNRS Orsay
Dr Jean-Loup Mouysset, cancérologue, président de l'association Ressource
Dr Philippe Presles, président de l'Institut Moncey de prévention santé, Paris
Pr Henri Pujol, cancérologue, ancien président de la Ligue nationale contre le cancer
Joël de Rosnay, docteur ès sciences
Dr Annie Sasco, directrice de l'équipe d'épidémiologie pour la prévention du cancer-Inserm, université Bordeaux-II
Dr Simone Saez, ancien chef de service du Centre de lutte contre le cancer Léon-Bérard, Lyon
Dr David Servan-Schreiber, professeur clinique de psychiatrie, université de Pittsburgh
Dr Pierre Souvet, cardiologue, président de l'association Santé Environnement Provence
Dr Jacques Vilcoq, cancérologue, clinique Hartmann, Neuilly-sur-Seine
Lundi 16 juin 2008


VOIX PUBLIQUE PICARDIE
   Lundi 16 Juin -
Les PCB posent-ils un réel problème en Picardie ?
Ce polluant très nocif se dépose dans le fonds des rivières. Dans la Somme, la concentration de PCB serait inférieure à la norme Européenne.
Certaines associations s'inquiètent de l'impact des PCB sur l'homme.
Faut-il selon vous être inquiets et cesser de consommer du poisson ?


RDV à 18 h40 sur France 3 Picardie
Mercredi 4 juin 2008
Les adhérents CAP21 de Picardie sont invités au Congrès annuel des adhérents qui se réunira les 14 et 15 juin prochains à Nanterre. Retrouvez le programme sur www.cap21.net

Jeudi 22 mai 2008

Eric Delhaye fera une intervention le vendredi 23 mai à 18 heures au local de l'association APEX rue St Jean sur le thème de la place du jardin dans la ville et du lien avec la culture.
Entrée libre

Mardi 29 avril 2008

La directrice du Programme Alimentaire Mondial, Josette SHEERAN  n’hésite pas à parler de « tsunami silencieux » quand elle évoque la crise alimentaire qui menace de plonger dans les famines des dizaines de millions de personnes supplémentaires dans le Monde.

 

Confrontés à la flambée des cours des matières premières (doublement des prix du blé, du riz…), les réactions violentes se multiplient (émeutes de la faim à Haïti, au Cameroun, au Mexique) et menacent la stabilité de dizaines de pays notamment en Afrique.

 

Comment en est-on arrivé là ? Nous aurions tort de penser que le problème est uniquement conjoncturel et plusieurs facteurs méritent d’être distingués :

 

- en premier lieu, il faut évidemment constater l’évolution de la demande alimentaire de pays émergents comme la Chine et l’Inde, notamment en viande conduisant à produire des céréales pour nourrir le bétail plutôt que les hommes

 

- en deuxième lieu, de nombreuses régions du Monde se sont lancées dans des politiques de soutien aux énergies alternatives en particulier dans la production d’agrocarburants qui prennent une part croissante des terres arables. Ainsi tout le supplément de récolte mondiale de maïs entre 2004 et 2007 a servi à fabriquer aux Etats-Unis des biocarburants. Pour se donner un ordre d’idée, il faut autant de céréales pour faire le plein d’éthanol d’un véhicule de type 4x4 que pour nourrir une personne pendant une année. Les continents américain et européen se sont lancés dans une production massive de ces carburants ce qui n’a pas manqué de faire réagir Jean Ziegler pour qui «  quand on lance aux Etats-Unis , grâce à 6 milliards de subventions une politique de biocarburants qui draine 138 millions de tonnes de céréales hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant. »

 

- en troisième lieu, la spéculation sur les marchés conduit les exportateurs traditionnels à organiser des stocks plutôt qu’à vendre leur surplus

 

- en quatrième lieu,  il faut évoquer les subventions agricoles que les Etats-Unis et l’Union Européenne versent à leurs agriculteurs et qui pour le secrétaire général de l’ONU  ou le président brésilien Lula pénalisent les pays pauvres et contribuent à l’urgence actuelle tout comme les droits de douanes et taxes appliqués sur les produits importés.

Les Etats-Unis versent ainsi 90 milliards d’euros au soutien de leur secteur agricole et l’Europe  50 milliards d’euros par la PAC (soit 40 % du budget européen).

 

- et puis cette crise révèle à mes yeux l’échec des politiques d’ajustements structurels du FMI et de la Banque Mondiale qui ont orienté les économies des pays en voie de développement vers les exportations et les monocultures intensives au détriment de l’agriculture vivrière et de la souveraineté alimentaire.

 

D’évidence, il faut aller au-delà des habituelles mesures d’urgence et revoir nos modes de pensée et d’action en matière de développement, il faut que l’on agisse sur les causes profondes qui font que l’Europe, comme le reste du Monde est de plus en plus inégalitaire, que la pauvreté s’enracine et que les enjeux de mainmise sur les matières premières, notamment vivrières renforcent un système qu’il faut d’urgence réformer.

 

L’autosuffisance alimentaire est le premier des défis à relever pour les pays en voie de développement avec l’aide des micro-crédits, le développement des infrastructures rurales, de l’irrigation, du stockage.

 

L’agriculture vivrière doit être réhabilitée, encouragée, protégée de la concurrence déloyale des produits d’importation.

 

Il nous faut nous attaquer à la réforme difficile de la Politique Agricole Commune pour la faire passer d’une logique de pérennisation et de compensation des avantages acquis à une logique de soutien au développement rural, à la promotion de la qualité des produits et de l’alimentation, à la qualité de la vie et à la protection de l’environnement.

 

Il nous faut défendre un moratoire sur le développement des agrocarburants de 1ère génération et réviser l’objectif européen de 10 % d’incorporations de biocarburants d’ici 2020 comme le demande le comité scientifique de l’Agence Européenne de l’Environnement si nous ne sommes pas en mesure de l’atteindre avec des agrocarburants de 2ème génération produits dans des conditions de durabilité et de proximité adéquates.

 

IL nous faut respecter nos engagements de consacrer à 0,7 % du PIB à l’aide au développement contre 0, 39 % aujourd’hui.

 

Ne faut-il pas par ailleurs trouver de nouveaux mécanismes de financement comme le suggère Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale en orientant une partie des moyens des fonds souverains vers des investissements productifs en Afrique ?

 

Voici quelques pistes de réflexion ouvertes au débat que nous reprendrons lors de notre prochain congrès.

Eric Delhaye

Vendredi 25 avril 2008

Communiqué de presse du 24 avril 2008

 

Pour CAP21, parti écologiste fondateur du Mouvement Démocrate et présidé par l’ancienne ministre Corinne LEPAGE, le projet de réforme des institutions présenté par le Gouvernement à la suite des travaux de la commission Balladur est insuffisant au regard des enjeux auxquels la société française doit faire face en particulier en terme de modernisation de la vie démocratique.

Trois raisons principales conduisent à ce constat :

- la règle du scrutin majoritaire continue de fonder la loi électorale et de favoriser ainsi le bipartisme plutôt que de rechercher un équilibre dans la représentation, plus fidèle à la diversité des sensibilités politiques de nos concitoyens

- l’absence de droits nouveaux pour les citoyens comme on peut le trouver dans des démocraties avancées : référendum d’initiative populaire, refonte du Conseil Economique et Social

- l’absence d’une vraie modification du contrôle de l’exécutif

- l’absence d’un pouvoir judiciaire réellement indépendant notamment au regard des propositions relatives la nomination des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature

Pour Corinne LEPAGE, « nos institutions ont vieilli et sont aujourd’hui inadaptées au 21ème siècle. La Vème République a été bâtie sur mesure pour le Général de Gaulle et a été corrompue par ceux-là mêmes qui devaient la servir. Elle porte les marques d’une histoire qui nous semble bien ancienne, l’époque de la reconstruction nationale, un temps sans mondialisation et avec un pouvoir médiatique et une puissance financière tout juste émergents ».

Pour Eric DELHAYE, porte-parole de CAP21, « il faut tenir compte de l’aspiration des Français à une République exemplaire, à un Etat modeste, à une démocratie irréprochable et davantage à leur écoute. La réforme proposée ne donne pas de signal politique fort dans cette direction ».

Ainsi Corinne LEPAGE, sur la base de ses réflexions autour d’une « Constitution pour une nouvelle République » parue pour les Présidentielles de 2007 et CAP21 proposent d’amender le texte lors du travail parlementaire sur les points suivants :

- instaurer un nouveau système de nomination aux postes-clés de l’Etat qui fait intervenir l’élection aux 3/5 des voix de l’Assemblée Nationale. Ce système doit prévaloir en particulier pour la nomination des membres du Conseil Supérieur de la Magistrature

- renforcer le cumul des mandats, limitant en particulier les mandats des parlementaires dans le temps (maximum de 2 mandats)

donner au Parlement un véritable pouvoir de contrôle grâce à des commissions d’enquête et des moyens de contrôle financier et budgétaire

- créer un Conseil de la Société Civile en lieu et place du Conseil Economique et Social chargé d’assurer la participation de la société aux grands débats, mais également doté de nombreux pouvoirs de propositions

- reconnaître de nouveaux droits pour les citoyens comme le référendum d’initiative populaire

- renforcer la laïcité et le pluralisme politique

 

Par Eric DELHAYE

Porte-parole de CAP21

Lundi 21 avril 2008

Le bisphénol A (BPA), une substance présente dans des produits en contact avec l’alimentation, fait l’objet d’une polémique aux Etats-Unis et au Canada. De ce côté de l’Atlantique, l’attention est beaucoup moins grande, sauf de la part des chercheurs.

Vendredi 18 avril, le gouvernement canadien a proposé d’interdire les biberons de polycarbonate contenant du bisphénol A, mesure qui devrait prendre effet après une période de consultation. Jeudi 17 avril, le géant américain de la distribution Wal-Mart a annoncé retirer immédiatement de la vente les produits pour bébés contenant du bisphénol A dans ses magasins canadiens, et en début d’année prochaine aux Etats-Unis. Il s’agit des derniers rebondissements qui ont touché l’Amérique du Nord la semaine dernière, suite à la publication d’un rapport du programme national américain de toxicologie (1).

Soupçonnée d’être un perturbateur endocrinien pour l’homme (il l’est pour les rongeurs), le bisphénol A est présent dans l’urine de la grande majorité des populations occidentales, à cause de la migration –en petite quantité- de la substance présente dans certains produits en plastique (biberons, assiettes, récipients, gobelets, etc.) vers les aliments. «Mais contrairement aux dioxines, cette substance n’a pas un caractère accumulatif dans les graisses. C’est parce que l’exposition est régulière que les doses retrouvées dans l’urine sont constantes», précise Thierry Pineau, chercheur à l’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Toulouse. Jusqu’ici, l’Administration américaine des denrées alimentaires et des médicaments (FDA) a toujours jugé très peu élevés les risques pour la santé humaine de l’exposition au bisphénol A.

Les conclusions du programme de toxicologie pourraient changer la donne. Les scientifiques ayant participé à l’évaluation de la substance disent avoir «quelques inquiétudes» («some concern») pour les fœtus, les nouveau-nés et les enfants. Elle pourrait avoir des effets sur leur cerveau et leur comportement au niveau actuel d’exposition humaine, ainsi que sur les glandes prostatique et mammaire. La molécule pourrait également avancer l’âge de la puberté pour les jeunes filles. En revanche, l’étude conclut à des «inquiétudes négligeables» et «minimes» pour les femmes enceintes et les travailleurs exposés à des concentrations plus élevées que la population générale.

Lire la suite dans le Journal de l'Environnement

CAP21 demande sans plus tarder une évaluation de la question par l'AFSSA.

Dimanche 13 avril 2008
C'est bien à la victoire des pro-OGM et de Monsanto à laquelle nous avons assisté avec le vote à une courte majorité des députés du projet de loi sur les OGM qui légalise un seuil de contamination des cultures conventionnelles et n'organise pas les conditions d'une expertise indépendante sur leur impact sanitaire et environnemental.
Que dire de la crise gouvernementale à l'issue de laquelle Nathalie Kociusko-Morizet sort malheureusement perdante !
Pour savoir ce que votre député a voté, cliquer


Corinne Lepage: "le lobby des OGM a gagné" à l'Assemblée
09/04/2008

PARIS, 09 avr 2008 (AFP) -

Le "lobby des OGM a gagné" et le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés en cours d'examen à l'Assemblée nationale "organise le droit à polluer et la rétention d'information", s'insurge mercredi l'ancienne ministre de l'Environnement Corinne Lepage.
Mme Lepage, qui se dit "catastrophée" et "scandalisée" par le texte, a indiqué à l'AFP que "le lobby des OGM a gagné, le Grenelle (de l'environnement) est enterré".
Après l'examen par les députés, estime Mme Lepage, "on avait deux ou trois avancées sur lequelles (le Premier ministre François) Fillon a déjà annoncé qu'on allait revenir".
Pour cette avocate spécialiste du droit de l'environnement, mobilisée de longue date contre les OGM, "le gouvernement est en train de prendre la responsabilité historique de mettre en cause la santé des Français".
Evoquant le rapport que lui avait commandé le ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo sur la gouvernance écologique, notamment sur l'expertise et l'information du public, elle estime que le texte sur les OGM "tourne le dos à toutes (ses) propositions".
Quant aux députés UMP, "ils ne veulent pas nous entendre parce qu'ils vivent sur une autre planète: les engagements du président de la République sont foulés au pied", a ajouté Mme Lepage.
AFP

 

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Région Picardie

Découvrez la Picardie :

Entre le Nord/Pas-de-Calais, la Champagne et l'Ile-de-France, la Picardie s'étend sur 19400 km² et repose sur des couches crayeuses. Les altitudes atteignent au plus 200 mètres. La population est d'environ 1 862 000 habitants.

Son ouverture sur la mer ne lui procure pas de débouchés économiques importants, malgré l'attrait touristique que lui confère la réserve écologique de la baie de Somme.

Région de plaines et de plateaux, elle est surtout une grande terre agricole, particulièrement le Santerre, le Soissonnais, le Vermandois et le Laonnois. Cette agriculture participe au PIB régional à hauteur de 7% (le double de la moyenne nationale).

L'industrie n'est pas en reste : Chimie, plasturgie, industrie des métaux, agro-alimentaire et constructions mécaniques, pour la plupart produites par des PME, constituent l'essentiel de l'industrie picarde. L'agro-alimentaire, avec la pomme de terre, le lait et la betterave sucrière, a attiré de grands groupes. La région fournit 10% du sucre de l'Union Européenne.

Pour le tourisme, les châteaux assurent la renommée de la région : Chantilly, Compiègne, Ermenonville, Pierrefonds, Villers-Cotterêts. Les plus beaux fleurons de l'art gothique attirent également beaucoup de visiteurs : Amiens, Beauvais, Laon, Noyon, Senlis, Soissons.

La Picardie abrite des milieux naturels diversifiés (massifs boisés, bocages, pelouses calcaires et landes, zones humides, marais, tourbières et milieu marin...) et de grande valeur patrimoniale. Les milieux naturels reconnus d'intérêt (par les différents inventaires et mesures de protection) représentent environ 20 % du territoire régional mais sont inégalement répartis sur l'ensemble du territoire. Ils se concentrent en effet dans les massifs forestiers dans les Départements de l'Oise et de l'Aisne, les zones bocagères de Thiérache ou du Pays de Bray, le Laonnois, les principales vallées (Oise et Somme notamment), et bien sûr le littoral de la Baie de Somme (zone reconnue au niveau international / convention de RAMSAR).

 
 
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