CAP 21

Bienvenue sur le blog de la délégation CAP 21 Picardie. Ce blog est destiné à vous informer sur les principaux thèmes de travail de CAP 21, mouvement écologiste présidé par Corinne LEPAGE et à vous proposer une actualité environnementale de la région.  CAP21 est parti fondateur du Mouvement Démocrate.Ce blog est le votre. N'hésitez donc pas à y apporter vos informations ou commentaires.

Eric Delhaye, Président délégué de CAP21, membre du bureau national du Mouvement Démocrate, délégué régional Picardie et Aisne

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Avec Jean-Yves VILCOT, délégué CAP 21 SOMME

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CAP21 est membre fondateur du Mouvement Démocrate depuis le 3 décembre 2007 pour construire une alternative politique crédible au delà de la droite et de la gauche et faire du MODEM le parti du développement durable, seule réponse à la crise.

Mardi 30 juin 2009

L'Union du 23 juin 2009
Assainissement de la ville : les contrôles continuent


Sur ce schéma, on constate qu'il reste environ la moitié de la ville à vérifier.

La Ville contrôle 300 branchements d'eau par an chez les particuliers. Ces vérifications sont obligatoires en cas de cession de propriété.

CELA fait une quinzaine d'années que la municipalité a entrepris d'assainir la ville. C'est important dans le cadre du Plan de prévention des risques, sur le plan environnemental comme sanitaire. Mais c'est une opération de longue haleine. Près de deux mille branchements ont été contrôlés sur les cinq dernières années. « A 80 %, les branchements sont conformes », indique Eric Delhaye, le conseiller municipal chargé de l'environnement et du développement durable. Et dans le cas contraire, les propriétaires ont l'obligation de faire les travaux.
En quoi consistent ceux-ci ? Il s'agit de faire en sorte que les eaux usées ou les eaux pluviales soient dirigées dans les bons réseaux lorsque ce n'est pas le cas. Pour cela, un technicien de la Lyonnaise commence par venir chez les particuliers pour vérifier les branchements. « Les situations sont parfois compliquées. Beaucoup de gens ont des branchements sur plusieurs niveaux. Il peut y avoir aussi un appentis dans une cour qui n'est pas raccordé au réseau public… Depuis quinze ans, on trouve des situations extrêmement variables », précise Eric Delhaye.
La mise en conformité est obligatoire et si un propriétaire refuse de faire les travaux, sa redevance assainissement est doublée. Un délai raisonnable est toutefois laissé aux gens. Car la mise en conformité peut se révéler onéreuse. Et dans le cas de personnes seules ou âgées, il peut être difficile de mener à bien les travaux. « On traite au cas par cas, et on applique la surtaxe uniquement si le propriétaire est de mauvaise foi », ajoute le conseiller.
En cas de vente de la maison, depuis quelque temps, ce diagnostic est obligatoire, comme pour le plomb ou l'amiante. « Pour améliorer le dispositif, nous avons mis en place un groupe de travail avec les notaires et les agences immobilières. Et nous avons fait évoluer le règlement. Lors d'une vente de maison, si le propriétaire n'a pas effectué les travaux, l'acheteur peut s'engager à les faire dans les six mois ». Toute la ville est concernée mais la priorité est donnée au Plateau et aux quartiers anciens.
Sur le Plateau, l'idée est de récolter les eaux pluviales autant que les eaux usées puisque le réseau est unitaire. Les eaux de gouttières et de toitures doivent être envoyées devant les maisons. Il n'est plus question de tout rejeter à l'arrière comme cela s'est fait dans la cuve Saint-Vincent. En ce qui concerne les quartiers récents, où le réseau (séparatif) déborde en cas d'orage et entraîne des inondations, il faut à l'inverse limiter l'apport des eaux de pluie qui vont jusqu'à la station d'épuration. Les maisons vérifiées sont colorées en vert sur un plan. On voit qu'il reste beaucoup à faire. Encore une quinzaine d'années de travail…
Marie-Christine LARDENOIS

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Mardi 30 juin 2009

L'Union du 29 juin

Juin 2009-mai 2010, un an de travaux
Un nouveau bassin d'orage


Le chantier est actuellement sur une phase de préparation avec l'installation de la plateforme recevant cabines de chantier et parking.

Le long de la RD 1 044, un bassin d'orage sera créé. Le chantier vient de démarrer. Mise en service prévue pour juin 2010.

LE long de la RD 1 044, les premiers coups de pelleteuse ont été donnés. Non pas pour trouver un trésor bien que le lieu-dit s'appelle la « Trésorerie » mais plutôt pour construire un bassin d'orage.
Ce type de structure a une utilité : améliorer le fonctionnement hydraulique des réseaux. Cela permet alors de diminuer le risque d'inondation pour les habitations mais aussi d'éviter la pollution des milieux naturels.
Ici, il s'agit du ru des Morennes puis de l'Ardon qui est susceptible de recevoir des eaux souillées.
En clair, le bassin d'orage permet de décharger les réseaux de la ville afin d'éviter une inondation en cas de forts orages. Elle permet également d'éviter un mélange des eaux usées et des eaux de ruissellement par le système de déversoirs et un rejet direct en milieu naturel des eaux polluées.
L'eau du bassin sera traitée
« En stockant les eaux dans le bassin d'orage, cela permet de prendre les flux polluants, les traiter et reverser l'eau ensuite en milieu naturel », explique Éric Delhaye, maire adjoint chargé de l'environnement et du développement durable.
Un tel projet existe déjà sur le quartier d'Ardon. Si le principe reste le même, les installations présentent toutefois quelques différences.
Sur la cuve elle-même d'abord : cette fois, le sol et le sous-sol permettent à l'entreprise en charge du chantier de l'enterrer complètement alors qu'à Ardon, elle sort du sol.
Le bassin, de forme circulaire, y sera toutefois plus petit puisqu'il affiche une capacité de 2 800 m3 contre 15 000 m3 pour les deux bassins rectangulaires et le chenal situés à Ardon.
À cette différence de capacité, une explication : « Pour le versant ouest de la ville, le collecteur gère un tiers des eaux de la ville alors que pour le collecteur est, c'est deux tiers », précise Éric Delhaye, qui a suivi ce projet depuis le moment où il a été planifié, il y a moins de 15 ans.
Un chantier qui comporte toutefois une importante contrainte : elle sera de gérer la nappe phréatique.
« Nous devons creuser à 13, 5 mètres de profondeur mais dès deux mètres, on a de l'eau », explique Thierry Boutilly, chef du service infrastructures et réseaux. Pour que ce soit plus facile, la nappe sera donc drainée et le début des travaux a été programmé pendant l'été, une période où la pluviométrie est moins importante. Côté chiffres, le projet coûtera 2, 3 millions d'euros. Au plus fort, une quinzaine de personnes y travaillera. 5 000 m3 de terrassement sont prévus, plus de 1 000 m3 de béton seront nécessaires ainsi que 150 tonnes d'acier.
La mise en service est annoncée pour mai 2010.

Aurélie MARCOTTE

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Mardi 30 juin 2009
L'UNION du 30 juin 2009 Laon  

Interdits d'école et d'aire de jeux
Les herbicides, trop utilisés


Eric Delhaye explique que la volonté est toujours de limiter leur usage, mais les habitudes persistent.

La Ville a décidé de limiter l'usage d'herbicides, mais leur utilisation persiste, même au niveau d'aire de jeux, comme le déplore François Turquin, membre des Verts.

IL y a un peu plus d'un an, un Laonnois dénonçait l'usage, par les agents municipaux, d'herbicides au niveau d'aire de jeux pour enfants dans le quartier Saint-Vincent.
Mercredi, le sang de François Turquin, membre des Verts et directeur d'école à Ile-de-France, n'a fait qu'un tour.
Des méthodes alternatives
« J'ai vu des employés communaux traiter l'aire de jeux tout près de l'école. Ils n'avaient pas les combinaisons blanches, mais ils avaient bien le masque sur le visage. Les enfants vont toucher l'herbe après et s'en mettre plein les mains. Il faut savoir que des études ont montré que les herbicides étaient potentiellement cancérigènes », explique-t-il.
Il y a plusieurs mois, le directeur avait déjà été piqué en se rendant compte qu'un traitement avait eu lieu au niveau de l'école. « J'en avais parlé à Eric Delhaye, élu référent au niveau de l'école et maire-adjoint chargé de l'environnement et du développement durable. Il avait assuré que des consignes seraient données », poursuit François Turquin.
Il y a quelques jours, l'enseignant a de nouveau cependant remarqué les traces blanches caractéristiques au niveau de la pelouse de l'école, le long du grillage. « Il semble que les agents ont traité à l'extérieur et qu'ils en ont profité pour traiter l'école à travers le grillage », estime François Turquin, qui en a reparlé avec l'élu lors du dernier conseil d'école. « J'ai précisé qu'il fallait appeler dans ces cas-là, ce qu'il a fait mercredi, et le traitement de l'aire de jeux a été stoppé », explique Eric Delhaye. Ce dernier confirme que des consignes strictes ont été données pour que les herbicides ne soient pas utilisés au niveau des écoles, aires de jeux et fils d'eau. « D'une manière générale, la volonté est de limiter l'usage d'herbicides et de produits phytosanitaires. Cela passe par le paillage ou de la toile biodégradable au niveau des massifs. On utilise aussi des plantes tapissantes ou les copeaux de bois que nous réalisons avec notre broyeur », indique encore Eric Delhaye.
Il y a aussi une gestion différenciée des espaces verts. « Je continue à me battre, mais tout cela ne se décrète pas en un jour. Il y a le poids des habitudes. Pendant des années, toutes les collectivités ont traité à forte dose et les habitants sont parfois demandeurs. Aujourd'hui, on fait attention au dosage, on favorise des méthodes alternatives, mais ce n'est pas simple. Il peut y avoir des ratés et des piqûres de rappel sont alors nécessaires. »
Seule la main et la binette peuvent remplacer les herbicides à certains endroits. Il y a le gaz aussi, en brûlant les mauvaises herbes. « Mais cela fait des émissions de CO2...»
Yann LE BLÉVEC

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Jeudi 25 juin 2009
Eric DELHAYE, président délégué de CAP21 et vice-président du Mouvement Démocrate de l'Aisne participera le jeudi 25 juin à la soirée débat "Après les européennes, quel devenir pour les écologistes ?" au Bar-Restaurant "Les Champs Elysées" à partir de 19h30, à l'invitation de Génération Ecologie.
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Lundi 22 juin 2009

Nicolas SARKOZY au Congrès : un discours qui manque de relief

 

 

 

Paris, le 22 juin 2009

 

Le discours de Nicolas SARKOZY prononcé au Congrès sonne creux :  le diagnostic est souvent juste, les intentions louables mais en l’absence de décisions et de calendrier précis, il est impossible de pouvoir apprécier les perspectives politiques dressées par le Président de la République.

 

Pour Eric Delhaye, président délégué de CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate,  beaucoup de contradictions sont à relever :

 

-      - entre l’ambition affichée de s’attaquer à la crise écologique et la volonté d’ériger comme modèle de développement celui du «produire plus et consommer davantage » où les notion de qualité et de soutenabilité sont totalement absentes.

-      - entre l’ambition de la qualité des services publics et le maintien de la suppression d’un emploi de fonctionnaire sur deux opéré au détriment des plus fragiles

-      - entre un discours sur l’égalité des droits entre les citoyens et la réalité d’une justice à plusieurs vitesses avec une insuffisance de moyens de plus en plus criante

-     - entre l’ambition de pas augmenter les impôts d’Etat et le transfert de charges de plus importantes sur les collectivités qui aboutit à augmenter la pression fiscale sur les ménages

-      - entre la volonté d’une politique d’investissement forte pour sortir de la crise et l’absence de choix stratégiques sur les secteurs économiques d’avenir et une mise en œuvre trop lente du Grenelle de l’Environnement.

 

CAP21 accueille cependant avec satisfaction la volonté de substituer la taxe carbone à la fiscalité assise sur le travail, une proposition avancée de longue date par notre parti politique et les écologistes plus globalement. CAP21 demande cependant au chef de l’Etat de préciser le calendrier de sa mise en œuvre.

 

Quant à la question de la BURQA,  Corinne LEPAGE  députée européenne MODEM  et  présidente  de CAP21 approuve  le principe du travail parlementaire sur cette question et se dit favorable à une loi  affirmant la prépondérance de la laïcité sur notre territoire….

 

Eric DELHAYE, Président délégué de CAP21

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Dimanche 14 juin 2009

Chers amis,

Tout d’abord, je tiens à vous remercier pour votre engagement, votre énergie, votre mobilisation, votre courage. Grâce à vous, nous avons fait une belle campagne que même nos adversaires ont saluée.

J’imagine votre déception et suis désolée de n’avoir pu faire mieux. Cependant notre score est le 2ème de la métropole et peut être salué pour notre région où le vote Front National reste élevé.
 

L’aventure continue. Une erreur de stratégie au niveau national n’est pas la fin du mouvement, mais l’ardente obligation de changer très vite en vue des prochaines des échéances. Nous devons être exemplaires en terme de fonctionnement démocratique  et de règles éthiques comme nous devons améliorer nos propositions et notre communication. Je compte évidemment sur l'ensemble des militants de CAP21 pour y contribuer et faire du développement durable et de la démocratie les deux pivots du projet démocrate.

Je vous propose  donc de continuer sur cette nouvelle voie.


Elue au Parlement européen, vous pouvez compter sur mon engagement au service d'une Europe humaniste, protectrice de nos concitoyens et porteuse d'un modèle de développement soutenable.

Amitiés

Corinne LEPAGE
 Vice-Présidente du Mouvement Démocrate
Présidente de CAP21

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Dimanche 14 juin 2009

CIRCONSCRIPTION NORD-OUEST : 10 SIEGES

(nom des listes, nombre de voix, pourcentage, nombre de sièges)
Eric Pecqueur (LO) 51.757 2,08%
Christine Poupin (NPA) 143.969 5,80%
Jacky Hénin (PCF) 169.786 6,84% 1
Louis-Daniel Gourmelen (DVG) 605 0,02%
Gilles Pargneaux (PS) 449.479 18,09% 2
Hélène Flautre (Verts) 300.600 12,10% 1
Bernard Frau (ECO) 88.499 3,56%
Virginie Verhassel (ECO) 592 0,02%
Jacques Borie (DIV) 4.677 0,19%
Martine Audo (DIV) 437 0,02%
Jean-Michel Vernochet (DIV) 239 0,01%
Corinne Lepage (MoDem) 215.430 8,67% 1
Dominique Riquet (UMP) 601.522 24,22% 4
Thierry Grégoire (DLR) 59.527 2,40%
Frédéric Nihous (DVD) 105.747 4,26%
Dominique Fachon (CNI) 485 0,02%
Carl Lang (PDF) 37.663 1,52%
Marine Le Pen (FN) 252.992 10,18% 1

 

Résultats dans l'Aisne

UMP : 25,73 % - PS : 17,22 %- FN : 13,40 %- Verts : 9,30 %

MODEM : 7,37 %- PCF : 6,34 %- NPA : 6,33 %

Résultats dans l'Oise

UMP : 26,05 % - PS : 14,77 % - Verts : 12,79 % - FN : 12,45% -

MODEM : 8,54% - PCF : 5,34 % - NPA : 5,25 %

Résultats dans la Somme

UMP : 22,39 % - PS : 17,73 % - FN : 11,99 % - Verts : 9,77 % -

MODEM : 8,6 % - NPA : 7,14 % - DVD : 6,68 % - PCF : 6,53 %
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Jeudi 11 juin 2009
Dominique Reynié, chercheur attaché au Cevipof (Centre d’étude de la vie politique française) et directeur général de la fondation pour l’Innovation politique revient sur les résultats d’Europe Écologie et des partis verts aux élections européennes.


Karine Le Loët
Journaliste à Terra eco (Paris).

Le résultat d’Europe Ecologie - 16,2%- vous a-t-il surpris ?

Je n’ai pas été surpris par le fait qu’Europe Ecologie passe devant le Modem. Mais qu’il fasse part égale avec le PS, ça oui. Je crois qu’une des explications du succès d’Europe Ecologie tient à l’intitulé même de sa liste. Le parti a évidemment parlé d’écologie mais ce sont aussi les seuls à avoir vraiment parler d’Europe. Le PS est parti sur le principe d’un vote sanction et n’en est jamais vraiment sorti. Ils n’ont présenté ni tête de liste, ni mot d’ordre vraiment enthousiasmants. De son côté, le Modem n’a même pas fait une campagne nationale mais carrément personnelle. C’était François Bayrou contre Nicolas Sarkozy. Pour les électeurs, c’était un peu comme d’assister à une dispute de voisins qui ne vous concerne pas mais dont vous percevez les éclats de voix. En clair, Europe Ecologie a bénéficié de la vacuité d’une opposition propre et a su éviter deux écueils : le manque de contenu et l’absence de référence à l’Europe. Les Français sont convaincus qu’il faut désormais se situer à une échelle européenne. Ils veulent comprendre comment fonctionne les institutions, discuter de leur réforme...

Les Verts ont-ils eu d’aussi bons résultats dans toute l’Europe ?

Je n’ai pas encore eu le temps de tout analyser. Mais je sais déjà que les résultats ont été assez bons en Allemagne, en Finlande et en Suède. Mais aussi en Grèce, alors que c’était moins attendu. Ce qui est sûr c’est qu’il y a une montée de la préoccupation environnementale dans l’UE. C’est ce que nous a montré un sondage réalisé auprès de 15 000 Européens en avril pour la Fondation pour l’Innovation politique. On prétendait pourtant que la crise économique allait ramener les électeurs vers des sujets plus durs comme l’emploi ou les revenus. Or, on voit aujourd’hui que l’écologie n’est plus une préoccupation post-moderne réservée à ceux qui ont déjà tout et qui veulent, en plus, vivre dans un environnement sain. Mais qu’elle est aujourd’hui un souci de premier plan. Ce changement semble particulièrement marqué en France. Europe Ecologie réalise le deuxième meilleur score d’une liste écologique en Europe depuis 1979 [premier scrutin européen]. Or, la France est un pays très peuplé, elle a beaucoup de députés. Ce vote va avoir un réel impact sur le Parlement. Même si la poussée est aussi exagérée par l’importance de l’abstention à ce scrutin.

Europe Ecologie a-t-il bénéficié de cette forte abstention ?

Oui. Parce que les écologistes sont une population facilement mobilisable et mobilisée. Nous n’avons pas encore les résultats précis, mais les électeurs d’Europe Ecologie ont des chances d’être plutôt des CSP+, de 40 ans ou plus, diplômés, disposant de bons revenus et vivant en agglomération urbaine. Cette catégorie recoupe à peu près la sociologie de ceux qui participent aux élections quand l’abstention est massive. Le parti de Cohn Bendit a aussi bénéficié de la déception des sympathisants du PS ou du Modem. Ceux qui se sont quand même déplacés ne voulaient pas opter pour UMP mais voulaient voter pour l’Europe. Il n’y avait guère qu’Europe Ecologie qui remplissait ces critères. Mais il faut prendre ces résultats avec précaution. Quand les 60% d’électeurs qui se sont abstenus reviendront vers les urnes en 2010, 2012, ça pourrait chambouler tous les équilibres...

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Jeudi 11 juin 2009
Les terres cultivables, objet de convoitise (Retrouver l'article sur TERRAECO, le média du développement durable)

Vouloir être propriétaire d’un lopin de terre, quoi de plus naturel ? Et pourtant... Usurpation, pression urbaine, dégradation de l’environnement : des représentants de 25 pays ont fait le point sur ces nombreux problèmes à l’occasion d’un congrès mondial sur "l’accès à la terre et ses usages", les 8 et 9 juin à Nantes.
 

Investisseur cherche terres à cultiver. De plus en plus d’entreprises, souvent appuyées par des États, passent des accords internationaux pour louer des parcelles en Afrique, en Amérique latine ou en Asie. Leur objectif : assurer la sécurité alimentaire de leur pays d’origine en manque de terres arables ou bien produire des agrocarburants.

Paysans dépossédés de leur terre

C’est le cas à Madagascar, où GEM Biofuels, une société cotée au London Stock Exchange, a obtenu en 2008 des droits pour 50 ans sur environ 450 000 hectares. "Nous avons lancé un appel aux investisseurs, sur différents critères avec notamment des études d’impacts environnementaux", explique Panja Ramanoelina, ministre de l’agriculture malgache, recontré à Nantes lors du congrès mondial. "Certes, ces surfaces sont disponibles, mais elles sont destinées en priorité aux cultures vivrières. C’est difficile de les donner pour produire des biocarburants", explique-t-il. C’est pourtant ce qu’il s’est passé avec GEM Biofuels, même si Panja Ramanoelina aurait préféré qu’une partie des terre soit réservée pour assurer l’autosuffisance alimentaire du pays, comme c’est le cas en Suisse. Ce genre de transactions a aussi suscité aussi des réserves des populations locales. Même si les terrains sont publics, "pour un malgache, la terre reste sacrée, assure le ministre. Les chefs coutumiers disent que pour s’installer il y a obligation de participer à tel ou tel rituel."

Autre exemple, le Tchad. "L’Etat concède des terres pour l’exploitation du pétrole alors que les populations locales estiment qu’elles leur appartiennent", indique David Houdeingar, président du conseil constitutionnel et ancien ministre de l’agriculture tchadien. Souvent sans titre de propriété, ces paysans ne sont pas réellement indemnisés dans la majorité des cas. "La négociation se fait toujours en position de faiblesse. La tentation est trop grande pour les pays en développement de céder devant quelques royalties", justifie David Houdeingar. Pour lui, la seule solution est internationale, pour éviter que les investisseurs aillent là où les pays sont les moins exigeants.

Faire cesser le développement sauvage

Même dans les pays où le droit règne, la question se pose : est-on le seul maître chez soi ? Peut-on faire ce que l’on veut sur ses terres même si cela nuit à la collectivité ? "Tous les pays ont subi l’influence du code Napoléon qui défend l’idée de la propriété absolue, reconnaît Rafael Gonzales Ballar, doyen de la faculté de droit de San José au Costa Rica. Un pays ou, comme beaucoup d’autres, le droit a beaucoup évolué. "On ajouté des limites sociales ou environnementales."

Une évolution qui n’est pas si facile à faire accepter. "Lors de la libération des esclaves il y a 150 ans, l’identité s’est conquise à travers l’accès à la terre, affirme Jean-Marie Breton, professeur de droit public à l’Université des Antilles et de la Guyane. En Guadeloupe, il y a un attachement viscéral à la terre et on entend avoir une maîtrise totale sur celle-ci." Pas question de se laisser dicter ce qu’on doit faire sur sa propriété et encore moins de la céder. Sauf que "les collectivités responsables de l’urbanisme, de l’environnement, du tourisme ont besoin d’espace", remarque le chercheur.

"On n’a plus le droit au développement sauvage", confirme Manoj Vaghjee, qui a officié au tribunal de l’environnement de l’île Maurice. Car le constat y est alarmant : cette petite île de 1 866 km ², soit cinq fois moins que la Corse, compte 1,3 millions d’habitants. La pression de l’urbanisation y est donc énorme. Conséquence : "On a quasiment tout dégradé à Maurice, se désole-t-il. Il ne reste plus que 5% d’espaces verts et 1% de la forêt primaire. On a éliminé la biodiversité à un point incroyable." Une stratégie a donc été mise en place pour diversifier les cultures, jusqu’à présent dominées par la canne à sucre. La construction touristique a aussi été limitée à un périmètre de 10 000 hectares. Surtout, les espaces urbains et ruraux sont redessinés.

Plus que de savoir à qui est la terre, le problème est donc de savoir ce que l’on en fait et dans quelles conditions. Pour y remédier, les acteurs du Congrès appellent à une remise à plat du droit international, qui permettrait de prendre en compte les populations locales et l’impératif de développement durable.

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Jeudi 11 juin 2009

CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate, se félicite de la décision du Conseil Constitutionnel de rejeter la disposition de la loi HADOPI prévoyant la coupure d’accès internet par une autorité administrative en cas de téléchargement illégal.

 

Comme Corinne LEPAGE, présidente de CAP21, l’avait indiqué dans une tribune publiée en mai, en privant les citoyens poursuivis d’accès à un juge, le texte violait délibérément la Constitution française, la Convention Européenne des Droits de l’Homme et le pacte signé par la France en 2005 qui reconnaît que le droit d’accès est un droit constitutionnel constitutif d’une liberté publique.  On observera que c’était aussi la position du Parlement Européen

 

Cette décision des sages impose un sérieux camouflet au gouvernement. C’est une grande victoire pour les libertés publiques.

 

Eric DELHAYE

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Région Picardie

Découvrez la Picardie :

Entre le Nord/Pas-de-Calais, la Champagne et l'Ile-de-France, la Picardie s'étend sur 19400 km² et repose sur des couches crayeuses. Les altitudes atteignent au plus 200 mètres. La population est d'environ 1 862 000 habitants.

Son ouverture sur la mer ne lui procure pas de débouchés économiques importants, malgré l'attrait touristique que lui confère la réserve écologique de la baie de Somme.

Région de plaines et de plateaux, elle est surtout une grande terre agricole, particulièrement le Santerre, le Soissonnais, le Vermandois et le Laonnois. Cette agriculture participe au PIB régional à hauteur de 7% (le double de la moyenne nationale).

L'industrie n'est pas en reste : Chimie, plasturgie, industrie des métaux, agro-alimentaire et constructions mécaniques, pour la plupart produites par des PME, constituent l'essentiel de l'industrie picarde. L'agro-alimentaire, avec la pomme de terre, le lait et la betterave sucrière, a attiré de grands groupes. La région fournit 10% du sucre de l'Union Européenne.

Pour le tourisme, les châteaux assurent la renommée de la région : Chantilly, Compiègne, Ermenonville, Pierrefonds, Villers-Cotterêts. Les plus beaux fleurons de l'art gothique attirent également beaucoup de visiteurs : Amiens, Beauvais, Laon, Noyon, Senlis, Soissons.

La Picardie abrite des milieux naturels diversifiés (massifs boisés, bocages, pelouses calcaires et landes, zones humides, marais, tourbières et milieu marin...) et de grande valeur patrimoniale. Les milieux naturels reconnus d'intérêt (par les différents inventaires et mesures de protection) représentent environ 20 % du territoire régional mais sont inégalement répartis sur l'ensemble du territoire. Ils se concentrent en effet dans les massifs forestiers dans les Départements de l'Oise et de l'Aisne, les zones bocagères de Thiérache ou du Pays de Bray, le Laonnois, les principales vallées (Oise et Somme notamment), et bien sûr le littoral de la Baie de Somme (zone reconnue au niveau international / convention de RAMSAR).

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