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Les négociations internationales sur le climat ont repris lundi dernier à Bonn pour une dizaine de jours
pendant lesquels les représentants de près de 190 Etats vont tenter de faire avancer les discussions sur le climat après le traumatisme de Copenhague.
Les médias français restent dans leur grande majorité absents dans la couverture de ce rendez-vous pourtant important dans le processus des négociations internationales et la préparation du Sommet de Cancun au Mexique prévu en fin d’année.
Un des principaux enjeux de ce sommet est de restaurer la confiance entre les pays riches et les pays en voie de développement avant même de trouver un accord sur des objectifs de réduction de gaz à effet de serre.
Cette confiance passe par le respect des engagements des pays industrialisés de verser une aide de 30 milliards de dollars aux pays en développement d’ici 2012 pour financer l’adaptation au changement climatique (et 100 milliards d’ici 2020).
Dans le contexte de la crise économique et financière mondiale actuelle et d’un retour brusque des politiques publiques à l’orthodoxie budgétaire, la situation n’est pas loin d’être dans l’impasse, un certain nombre de pays réclamant une pause.
On aurait pu espérer que le projet de taxe carbone à l’échelle européenne dont les commissaires européens vont débattre fin juin soit utilisé pour alimenter ce fonds international d’adaptation tout en permettant à l’Europe de lutter efficacement contre le dumping environnemental des pays qui ne s’engagent pas dans la lutte contre le réchauffement climatique.
Malheureusement, il n’en est rien.
En premier lieu le projet prévoit que cette taxe reste interne à l’Europe et ne fait qu’harmoniser la taxation sur l’énergie. Elle devrait être l’occasion d’instaurer des droits compensateurs aux frontières de l’Union Européenne sur les produits importés des autres continents dont la fabrication est fortement carbonée et permettre de corriger les distorsions concurrentielles avec les pays dont les normes environnementales ou sociales ne sont pas aussi contraignantes tout en favorisant la relocalisation de l’emploi comme l’avait annoncé Nicolas Sarkozy en mars dernier.
Parmi les principaux arguments objectés à cette idée par Bruxelles, la taxe serait incompatible avec l’Accord sur l’OMC sur le libre échange et les relations commerciales et ne manquerait pas de donner lieu à de nombreux conflits commerciaux et représailles. La question est loin d’être aussi tranchée.
Le préambule de l’Accord de Marrakech instituant l’Organisation Mondiale du Commerce mentionne expressément l’objectif du développement durable et la nécessité de protéger et de préserver l’environnement. La déclaration ministérielle de Doha qui a lancé le cycle de négociations en cours réaffirme ce mandat.
En second lieu, la taxe carbone actuellement à l'étude de la Commission ne vise pas les secteurs industriels qui sont par ailleurs couverts par le système d'échange des quotas d'émissions de CO2, mis en place au sein des Vingt-Sept mais le secteur du logement, de l’agriculture et des transports. Avec un prix qui pourrait être fixé aux alentours de 20 euros la tonne et des mécanismes possibles de compensation et d’exemption, on est loin d’un dispositif suffisamment incitatif pour modifier radicalement les modes de production et de consommation actuels (rappelons que le rapport Quinet proposait pour la France un prix initial à 32 euros la tonne).
Avec l’enterrement de la taxe carbone aux frontières, l’Europe prouve une nouvelle fois son manque d’ambition et d’unité politique et perd l’occasion de jouer un rôle pivot à la table des négociations internationales sur le climat…
Eric Delhaye, Président délégué de CAP21
Dans le cadre de l'enquête publique relative au permis de construire de la société Le Fay, les communes et associations se remobilisent contre le projet d'ouverture d'une porcherie industrielle à Gizy, aux portes d'une zone de marais Natura 2000 d'importance communautaire pour les oiseaux.
Lire l'article de l'Union
L'ADEME vient de publier trois nouveaux avis sur le traitement mécano-biologique des OM, sur la méthanisation des déchets ménagers et industriels, sur la méthanisation agricole.
Le Traitement Mécano-Biologique des ordures ménagères (TMB) s’est répandu en Europe dans la perspective de produire de l’énergie et de limiter les quantités (ou« stabiliser ») de matières organiques résiduelles
avant enfouissement. Ce mode de traitement est apparu comme l’une des réponses possibles aux obligations de réduction des déchets fermentescibles reçus dans les installations de stockage fixées par la directive européenne de 1999.
La France se situe dans une orientation spécifique. La faible acceptabilité sociale des incinérateurs et des centres de stockage de déchets incite les collectivités à envisager les traitements mécano-biologiques avec l’objectif de réduire les quantités de déchets ultimes mais aussi de produire du compost.
Télécharger les avis des l'ADEME
| Communiqué de presse |
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CAP21, mouvement politique présidé par Corinne Lepage, eurodéputée, réunit son
congrès ce week-end à Paris. Lors des débats de la journée, les adhérents ont affirmé leur volonté de faire de CAP21 un parti autonome et incontournable de la vie politique française. Leur première décision a été de voter à une très large majorité le départ du Mouvement Démocrate (MoDem). Les débats se sont ensuite poursuivis autour des orientations politiques du mouvement. Les adhérents se sont prononcés pour la construction d'un pacte de transition écologique et démocratique. Les nouveaux statuts adoptés offrent également de nouvelles possibilités de partenariat avec la société civile et créent la possibilité à d'autres formations de rejoindre CAP21 dans un souci de rassemblement. La troisième voie, écolo-démocrate, sur laquelle se fonde CAP21 conduit légitimement le mouvement à s'ouvrir aux autres formations démocrates et écologistes qui souhaitent la transition vers une société soutenable, équitable et désirable. CAP21 se montre notamment favorable à la réalisation d'une plateforme de discussion politique avec Europe Ecologie. |
Corinne Lepage, commence son discours de clotûre du Congrès du parti écologiste Cap21, dont elle est la présidente, par une injonction à changer le monde : "Nous avons la responsabilité historique de devoir changer de civilisation. Certes, nous ne pouvons le faire seuls en France, la France ne peut le faire seule en Europe, l’Europe ne peut le faire seule dans le monde". Autrement dit, Corinne Lepage nous invite à définir de nouveaux modèles capables d'éclairer le monde occupé à copier nos modèles anciens et mortifères de croissance et de consommation sans limite. Corinne Lepage met en cause "l’abandon progressif par le politique du champ du pouvoir, à l’économique d’abord, puis à la finance". Elle brosse une société française défiante à l'égard des politiques, des élites, des experts, des médias, des catégories socio-professionnelles les unes envers les autres, une société incapable de proposer des perspectives à une jeunesse désemparée alors que "l’avenir d’un pays, ce sont ses jeunes". Assez discrète depuis l'annonce de son départ du Modem, le parti centriste de François Bayrou, elle pose avec force les grandes lignes de l’écologie démocrate. Il faut lire le discours de Corinne Lepage, il rompt avec la politique politicienne, et propose un programme de "transformations institutionnelles majeures destinées à assainir un certain nombre de pratiques et de connivences et à assurer la transparence du contrôle démocratique et enfin de permettre à l'intérêt général de prévaloir sur celui des lobbys qu'ils soient financiers économiques ou même politiques".
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Après l'enquête publique relative à la demande d'autorisation d'exploitation conduite en 2007 et qui s'était soldée par un avis favorable du commissaire enquêteur assorti de réserves suspensives, une nouvelle enquête publique vient de s'ouvrir en mairie de Gizy pour l'examen du permis de construire du projet de porcherie industrielle.
18 000 porcs engraissés chaque année, 8800 m3 de lisiers à épandre par des rampes d'épandage sur plus de 500 hectares, 14000 m3 d'eau utilisée annuellement, des millions de m3 d'air vicié rejetés dans l'air, tels sont les chiffres marquants de ce projet à une dizaine de kilomètres de Laon.
Ce projet suscite bien sûr l'émoi des populations voisines mais aussi d'une majorité d'élus locaux qui se sont à nouveau réunis cette semaine pour déterminer les actions à conduire.
Nous restons mobilisés sur ce dossier.
Je reviens de la Conférence européenne des villes durables réunie du 19 au 21 mai à Dunkerque. Débats et échanges d’expérience ont ponctué ces journées. Les élus au travers des associations de collectivités locales, se sont mis en ordre de marche pour faire reconnaître leur rôle moteur dans la lutte contre le réchauffement. Pour Dominique Voynet, il est difficile d’imposer la sobriété et une société de contraintes à des personnes qui n’ont pas grand-chose et qui aspirent à consommer comme le plus grand nombre. C’est une société désirable, d’espoir qu’il convient de leur offrir. Il faut penser une nouvelle urbanité, de nouvelles mobilités, redonner une chance à l’agriculture des villes à l’image des jardins ouvriers. Et l’Etat doit davantage faire confiance aux élus locaux capables de mettre en œuvre des solutions moins coûteuses et plus efficaces plutôt que multiplier les normes qui profitent souvent aux grands groupes industriels et corsètent les maires. André Rossinot a souligné que 70% des mesures comprises dans le Grenelle de l'environnement seront mises en oeuvre par les collectivités territoriales qui ont "désormais la légitimité pour traiter ce sujet". Jérémy Rifkin, président de la Foundation of Economic Trends est intervenu pour souligner qu’il fallait désormais engager la 3ème révolution industrielle, celle de la convergence des nouvelles sources d’énergie et de communication et que l’Europe et les villes européennes avaient un rôle majeur à jouer pour conduire cette révolution.
Eric Delhaye
Chères amies, chers amis,
Cap21 a décidé de se transformer pour répondre aux enjeux majeurs de notre société et donner toute la place qu'ils peuvent souhaiter à ceux qui nous rejoignent. Dimanche matin, nous accueillerons
ceux qui souhaitent trouver des convergences et ce sera
l'occasion pour un certain nombre d'entre eux de s'exprimer. J'espère que vous serez donc très nombreux.
Pour ouvrir les débats, je suis particulièrement
heureuse de vous inviter à participer à la grande soirée du 29 au soir où grands acteurs du débat politique et acteurs de la société auront à repondre à cette question :
Re-faire de la
politique : comment changer le logiciel ? Ce débat, animé par Roland Cayrol, aura lieu au Théâtre Déjazet le 29 mai de 20h30 à 22h30.
Dimanche matin, nous aborderons une question majeure : La crise financière est-elle en passe de ruiner la démocratie ? Pierre Rance animera ce second débat à
10h30.
Vous trouverez ci-dessous les deux invitations et j'espère vous voir très nombreux, ne serait-ce que compte-tenu de la qualité de nos intervenants.
Au 29,
Très cordialement,
Corinne Lepage
Samedi 29 mai, à 20h30 : Refaire de la politique: peut-on changer le logiciel?
au théâtre Déjazet (41 bd du Temple 75003 PARIS - Métro Republique (lignes 3,5,8,9,11))
Avec Gabriel COHN-BENDIT, Corinne LEPAGE, Marie-
Anne MONTCHAMP (ancienne Ministre–deputee UMP), Arnaud MONTEBOURG (President du Conseil General de Saone-et-Loire-Depute PS), Roger-Gérard SCHWARZENBERG
(Ancien
Ministre PRG), Dany COHN-BENDIT (par video) et Bernard SPITZ (sous reserve).
Et des représentants des grandes associations: Séverine TESSIER (porte-parole d'Anticor), Serge
ORRU (directeur du WWF), Marie-Jeanne HUSSET (directrice de l'UFC Que Choisir).
Le débat sera animé par Roland CAYROL.
Dimanche 30 mai à 10h30 : La crise financière est-elle en passe de ruiner la démocratie ?
Avec Paul JORION (anthropologue et sociologue), Jean de MAILLARD (magistrat),
Guillaume DUVAL (Directeur du journal Alternatives Economiques)
Le débat sera animé par Pierre RANCE.
Corinne Lepage vient d’entrer officiellement dans le tableau de bord IFOP/Paris Match des personnalités politiques. Avec 50 % de bonnes opinions, le classement la hisse au 21ème rang, un résultat qui montre qu’elle occupe une vraie place dans le paysage politique français aux côtés d’autres personnalités de l’écologie politique ou du centre.
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