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Dimanche 17 mai 2009 7 17 /05 /2009 19:43

ACCIDE a demandé à tous les grands partis  et aux candidats aux élections européénnes prochaines, de se positionner concernant l’incinération, mais plus particulièrement concernant la problématique des déchets.


Corinne Lepage, présidente de CAP21, candidate MODEM  aux éléctions européennes de juin prochain pour le Nord-Ouest a accepté de renconter l’Accide lors de sa visite dans l’Oise de jeudi 7 mai dernier. La présidente, la secrétaire et le 2ème vice-président de l’Accide ont pu échanger sur la problématique déchets avec Corinne Lepage.

Sa position exprimée depuis très longtemps est une très claire opposition à l’incinération. ”Je soutiens totalement votre action”, a t-elle affirmé avant de quitter les représentants de l'association.

 http://www.dailymotion.com/video/x97t5m_corinne-lepage-parle-des-incinerate_news


CAP21 Picardie demande à ce que le plan départemental d'élimination des déchets ménagers et assimilés en cours de révision privilégie la réduction des déchets à la source, le tri, le compostage et le tri-mécano-biologique/méthanisation.

- Publié dans : Déchets - Communauté : Cap21 sur le terrain
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Commentaires

OK contre l'incinérateur et pour les solutions alternatives.....sauf pour le tri mécano biologique et compostage ou méthanisation. nous nous battons en vendée contre cette nouvelle pompe à fric qui va produire soit disant du compost au norme, la 1 ère enquête a lieuà st christophe du ligneron ( près de challans ou vous êtes venue.
quel est le miracle qui fait que des poubelles grises (qui restent chez vous 8jours et 4-5 jours à tourner dans un tromme de TMB (avec humidité et chaleur)donne du bon compost seulement en les tamisant...alors que si ces mêmes déchets sont mis en CSDU il faut des couches d'argile,une géomembrane,une station d'épuration ,un portique de dérection de radio activité,une torchère et là on peut nourrir les plantes avec!!!le coût augmente sans cesse En 2006 5 machines dans le lan=59M€ et maintenant c'est 53M€ pour 3.
19M€ sur 35 pour le fonctionnement .alorsque d'autres solutions existent!
Commentaire n°1 posté par Laumont le 18/05/2009 à 08h34
Merci pour votre commentaire, il faut suivre de près les installations nouvelles de TMB comme à Montpellier, Saint Lô pour voir si la filière arrive à mâturité ou non et à quel coût. Je suis élu pour ma part dans un syndicat intercommunal où nous avons mis en place en 2000 une unité de compostage de biodéchets avec collecte en porte à porte des fermentescibles à des coûts maîtrisés. Le compost est d'excellente qualité et part en coopérative agricole ou en redistribution chez des particuliers.
Réponse de eric delhaye le 18/05/2009 à 10h19
Merci à Mr Delahaye pour ses références au tri chez l'habitant .Peut il nous en dire plus.
On est preneur d'informations sur la collecte en porte à porte.
Lé Fédération éco citoyenne de Vendée a organisé un colloque contre le TMB et pour les solutions alternatives en Automne.Nous avons écrit un texte  à ce moment là et en avril 2009 une lettre à la Chambre d'agriculture qui fait la synthèse sur les futures exigences au niveau agricole.
Commentaire n°2 posté par Laumont le 18/05/2009 à 11h15
Je vous prie de trouver ci-joint le lien du SIRTOM du Laonnois :

http://www.sirtom-du-laonnois.com/ .

Avec la collecte en porte à porte des recyclables et biodéchets et le réseau de déchetteries, nous valorisons plus de 50 % des déchets ménagers.
Cordialement
Commentaire n°3 posté par Eric Delhaye le 18/05/2009 à 23h09
Mettre des camions sur la route pour collecter de la FFOM, c'est une abbération, alors qu'il existe des composteurs individuels qui coûtent beaucoup moins chers et tout aussi efficaces.
Faire du TMB (même FNE est contre désormais), alors que plus de 50% des déchets retrournera en Centre d'Enfouissement, c'est multiplier les coûts pour faire plaisir aux groupes. la méthanisation associée au TMB consomme plus d'énergie qu'elle en produit. La seule solution, c'est une incinération des déchets, aprés une prévention accrue, un tri sélectif accru. Ce n'est pas par hasard si tous les pays du Nord de l'Europe ont adopté ce mode de valorisation, loin devant la France (rapporté à l'habitant); L'incinération, par rapport à l'Enfouissement, permet d'économiser 500 hectares/an en France.
Mais d'accord pour dire qu'il faut réduire au maximum les quantités à incinérer. Rappellons que la cogénération (chaleur et électricité) permet de chauffer et éclairer des centaines de milliers de foyer en France. Aujourd'hui, il y a plus de dioxine produites par les barbecues que par les incinérateurs (qui sont désormais tous aux normes européennes).
En combattant l'incinération, et en favorisant l'Enfouissemment, on fait le jeu des grands groupes (Véolia, SITA...) car la rentabilité d'un centre d'Enfouissement est de 40% tandis qu'un incinérateur, c'est 10%.
Avec toute mon amitiés Modem.
Commentaire n°4 posté par d'avalie noire le 29/06/2009 à 09h57
Merci pour votre contribution au débat et votre position différente de celle que nous exprimons. Ne pensez vous pas que les incinérateurs soient des aspirateurs à déchets et constituent un véritable frein au tri et au recyclage des déchets car il faut alimenter les fours ? Les grands groupes n'y trouvent-ils pas leur intérêt non plus ? Vous avez raison quand vous dîtes que ce ne sont pas les seules sources de dioxines mais est-ce une raison ?
Amitiés démocrates
Commentaire n°5 posté par Eric Delhaye le 29/06/2009 à 12h58
Non, l'opposition se fait entre Enfouissement et Incinérateur pas entre tri et incinération. Le Danemark, premier pays européen en kg/an/hab incinéré a aussi un de meilleurs taux de tri sélectif. Environ 25% en France sont triés, 35% vont en Enfouissement et 40% vont à l'incinération (sur les OM, emballages et papiers compris.) Ce qui est intéressant, c'est de valoriser au mieux les 35% qui partent en Enfouissement. Pource qui me concerne, plus de 60% des déchets sont hors incinération sur le Syndicat que je dirige, sans compter (parce qu'on ne le peut pas), les déchets qui partent en compostage individuel. 240kg/an/hab d'OMr, 83 kg/an/hab de recyclé (tout en PAV), 250 kg/an/hab en déchetterie. Un incinérateur, vous investissez une somme trés importante au départ, que vous rentabilisez les 5 derniéres années. Pour un CET, vous faite les investissements quasiment au rythme où arrivent les déchets, ce qui perment de rentabiliser immédiatement votre investissement. C'est donc plus interessant pour les Groupes. Mais s'il n'y a pas de récupération de méthane, l'effet de serre est catastrophique, puisque le CH4 à un effet 20 fois supérieur au CO2. Que fera-t-on des CET fermés dans 20,30 ou 40 ans? un incinérateur de 100 000 tonnes, c'est 3.5 ha d'économisé/an. En plus, il produit l'équivalent d'une cinquantaine d'Eoliennes. Oui, ça pollue. Comme toutes les activités humaines, et dans des proportions bien moindre que d'autres industriels, ce qui n'exonére pas d'être particuliérement attentif. L'ensemble des dioxines produites par les incinérateurs en France sur un an est à peu prés de 10 grammes, soit l'équivalent d'un bouchon de bouteille. Quand des "camarades" font brûler des pneus et autres cochonneries devant une usine en signe de protestation, c'est 30 ans de pollution d'une usine en une seule journée. Et ça n'empâche pas que leur revendications puissent être trés respectables. Sur les Oxyde d'Azote, le gouvernement, s'appuyant sur une directive européenne, a demandé des millions d'euros d'investissement, pour un résultat environnemental nul (puisque seul 1% des NOx sont produits par les usines d'incinération, contre 75% par les transports), alors qu'on aurait pu investir dans des bus... Bon, on pourrait débattre pendant des heures. Corinne Lepage a créé, comme VP du Modem, un site où travaillent des commissions. J'ai commencé à réfléchir sur le programme "déchets" (qui doit être autre chose qu'une reprise de l'article 41 du Grenelle 1, sinon ça ne sert à rien). Venez me rejoindre. C'est dans la confrontation d'idées que nous bâtirons ensemble. Modemement vôtre.
Commentaire n°6 posté par d'avalie noire le 29/06/2009 à 22h33
Bonjour,

Vous écrivez que les incinérateurs d'ordures ménagères produisent moins de dioxine que certaines industries. C'est certain, mais je me permets quand même de préciser votre propos. Certes, les normes (0,1 ng de dioxine émises par m3 de gaz de combustion produits) sont effectivement devenues très strictes et bien en dessous de ce qui se pratiquait il y a moins d'une dizaine d'année. Le premier problème est que les incinérateurs, de plus en plus performants, dégagent de plus en plus de gaz. Réduire la concentration d'un volume qui augmente revient à faire du sur place.

Plus inquiétant, celui du contrôle des usines d'incinération. Légalement, l'état (la Ddass, ou ce qu'il en reste) prévoit deux contrôles par an, prévus 48 h à l'avance, reportables par l'exploitant... Sans commentaires... Comment voulez vous rassurer les populations environnantes ? Ce contrôle des usines d'incinération d'ordure ménagère est une vraie blague digne de l'Almanach Vermot. Les normes sont basses, mais les contrôles sont quasi inexistants. A quoi bon limiter la vitesse sur les routes si aucun gendarme ne controle le respect du code de la route.

Le lobbying de l'incinération est très fort : communiquer sur des normes très basses, tout en oubliant au passage de parler de l'absence de controles indépendants. Le professeur Narbonne, souvent mis à contribution par les pro incinérateurs, reconnait volontiers la limitation quasi comique de ces controles. Il va même jusqu'à dénoncer l'absence d'un grand procès dans les années 90, comparable à celui du sang contaminé, et qui aurait permis de solder une fois pour toute le scandale des pollutions à la dioxine produites par les UIOM. Des propos rarement repris par les pro incinérateurs...

Le problème n'est pas de mettre en face l'incinération et l'enfouissement. Dany Dietman, des Portes d'Alsace, est devenu militant écolo, promotteur de la pesée embarquée, anti-incinérateur notoire, par réaction justement à un site d'enfouissement qui grossissait de jour en jour au bout de son jardin. Tout le problème, comme vous le dites, est la réduction des déchets à la source. Crier au loup contre les incinérateurs ou les sites d'enfouissement reste le meileur moyen de vendre la pesée embarquée, seule solution pérenne à la problèmatiques du traitement de plus en plus complexe de nos déchets. En tant que citoyen, accessoirement pharmacien, qui voit pousser un incinérateur à côté de son propre jardin, la peur de la dioxine m'a permis de me faire réfléchir sur la problématique des déchets dont je me fouttais comme de ma permière chemise tant que ma tranquilité n'était pas remise en cause. L'incinérateur ou la décharge sont l'un et l'autre d'aussi mauvaises solutions. Les dénoncer sont le meilleur moyen de faire prende conscience aux populations que la problématique déchet ne se résoudra pas sans eux. Le pollueur, celui qui ne trie pas, qui achète n'importe quoi, n'importe comment, pour jeter à peine le produit déballé, doit être le seul à payer (toute ressemblance avec votre interlocuteur etc...). Ce n'est pas en appliquant un tarif de groupe (100 millions d'euros l'incinérateur), réparti sur l'ensemble de la collectivité, que l'on risque de responsabiliser le plus grand nombre. Accompagner le message scientifique alarmiste d'un peu de pédagogie est à mon humble avis le meilleur moyen de faire avancer le schmilblick.

Et je ne vous parle même pas des incinérateurs existants et qui tournent en sous capacité, d'où des dérogations préfectorales qui permettent aux exploitants d'importer des déchets industriels depuis les départements voisins afin d'éviter aux collectivités d'avoir à payer à l'exploitant des pénalités en compensation du vide de four.

L'incinération des ordures ménagères, c'est l'arnaque du siècle. Non seulement ça pollue, non seulement ça déresponsabilise les populations, mais en plus c'est une pompe à fric d'une redoutable efficacité.
Commentaire n°7 posté par dangerdioxine le 13/07/2009 à 21h10

Non, cela ne revient pas à faire du sur place, puisque les normes (si on peut parler de normes avant 2002) ont été divisées par 1000 alors que la production de déchets incinérés n'a progressé que de quelques % dans le même temps. Il y a bien une division par au moins 100 des rejets.
Les contrôles sont effectués par la DRIRE, organisme d'Etat. Pour les 2 contrôles obligatoires, payés par l'exploitant, c'est le cas pour toutes les certifications (ISO 9001, ISO14001, cerification bio...), pour le contrôle technique de votre voiture...). Sauf à remettre en cause l'intégrité de l'APAVE ou autre organisme agréé par l'Etat, les resultats sont à priori fiable. Quand à croire que l'on peut modifier les rejets de dioxines grâce à des manipulations sur le fonctionnement de l'usine ou sur la qualité des déchets, c'est bien mal contaitre le fonctionnement d'une usine (il faut, par exemple, plus de 48h, pour qu'un four retrouve son fonctionement optimum); Les autres polluants (HCl; SO2, NOx...) sont mesurés en continu, envoyé à la DRIRE et disponibles sur Internet. S'il y avait une anomlie, un fonctionnement bizarre et inexplicable de l'usine, n'importe qui le verrait.

La pesée embarquée n'est pas une solution perenne. Au mieux, si on veut mettre en place une Redevance Incitative (désormais obligatoire grâce au Grenelle1), on peut croiser volume du bac et nombre de lever pour évaluer le service rendu. Mais attention : le déchet brûlé au fond du jardin pollue 100 000 fois plus que la même quantité brûlé dans un incinérateur. Vive la police verte qui va, le dimanche, faire la chasse aux faux barbecue (qui pollueront bien d'avantage que tous les systéme de collecte et traitement mis en place). Et celui qui a du fric paiera pour polluer. Et tout le monde va croire qu'en réduisant sa poubelle, sa facture va baisser, alors qu'il s'agit, au mieux, d'une autres répartition des coûts. La Redevance Incitaitive, c'est la porte ouverte pour que les Groupes facturent directement l'usager (puisque les poubelles sont individualisées), sans passer par les collectivités, seules garantes de l'intéret général. Vous aurez ainsi, comme aux USA, plusieurs camions poubelles qui passeront dans la même rue pour collecter des numéros différents. bravo pour la rédction es transports.
L'environnement doit rester un probléme collectif, et pas un probléme financier. seule l'éducation permet d'améliorer les comportements et de favoriser la réduction à la source.
Si certains incinérateurs tournent en sous capacité, c'est que l'Etat, qui malheuruesement devrait être garant de l'intéret générla, s'est lancé dans une politique de réduction des coûts e traitement en exacerbant la concurence et en permettant l'ouverture de CET alors même que certins incinérateurs n'étaient pas remplis. Pour ce qui concerne les pénalités, elles n'existent plus grâce au Grenelle1 (dans l'hypothése d'ailleurs où elles ont pu exister).

Pour terminer, oui, à la réduction à la source, oui au tri, pas de soucis. Mais plusieurs millions de tonnes partent en décharge chaque années, et cette quantité ne sera pas réduite à zéro du jour au lendemain. Alors autant en faire de l'énergie, comme tous nos voisins Nord Européen, qui sont largement en avance su ce sujet, et depuis longtemps. On ouvre aujourd'hui de nouvelles unsine d'incinération au PaysBas, Au Danemak, en Allemagne...Les Verts Allemands ont depuis longtemps accepté l'incinération avec les normes actuelles, et, sans rentrer dans un débat politique, je suis étonné qu'en France, la puissance des Groupes (SITA, VEOLIA, COVED...) parvienne encore à favoriser l'enfouissement (beaucoup plus rentable) au détriment de l'incinération

 

Commentaire n°8 posté par d'avalie noire le 21/07/2009 à 09h29

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