Corinne Lepage, vice-présidente du Mouvement Démocrate et tête de liste pour les élections européennes de la circonscription Nord Ouest tient à
exprimer avec ses co-listiers son soutien aux salariés de Dunlop-Goodyear frappés par un nouveau plan social. Encore une fois, il faut constater que les stratégies de court-terme et de recherche
du profit immédiat par les actionnaires ne permettent pas d'anticiper les mutations du marché et que les salariés constituent de simples variables d'ajustement.
Le 28 mars, elle avait eu l’occasion d’échanger avec une délégation syndicale UNSA de Dunlop à Amiens pour évoquer la crise actuelle de la
sous-traitance automobile et l'évolution des conditions d'emploi. Durant la campagne, elle a pu rencontrer également des salariés de Continental, de Valeo, de Faurecia.
Alors que la direction de Goodyear tente de diviser les syndicats pour leur faire porter la responsabilité des licenciements, l’exemple de
Continental montre que l’acceptation d’un passage aux 40 heures ne garantit en rien le maintien de l’emploi malgré les accords pris.
La crise de notre modèle de développement montre de la manière la plus crue, combien il est à l’opposé d’un modèle soutenable. Des milliers de
salariés vont se retrouver sur le carreau, sans solution de reclassement et l’immense savoir-faire technique des personnels souvent en pointe en matière d’innovation va se dissoudre sans
possibilité d’être transmis.
C’est la raison pour laquelle il est impératif de revenir aux fondamentaux de la soutenabilité, c’est à dire de la pérennité du modèle de
développement. Il va de soi que les bases de l’économie que sont les règles de la gouvernance et le système financier doivent être changées pour que la recherche de rentabilité immédiate ne
conduise plus les décisions stratégiques des entreprises. L’économie doit être mise au service de l’homme et pas le contraire.
Pour Corinne Lepage, la répartition des pouvoirs au sein de l’entreprise doit être revue. Les syndicats doivent être associés à la stratégie
d’entreprise dans les comités centraux européens. Par ailleurs, l’Europe ne peut se contenter d’être un espace de libre-échange économique.
L’Europe doit être sociale, mettre en place une harmonisation fiscale et sociale pour contrer les effets d’une mondialisation sans règles, sans
régulation.
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