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Nopib-Copenhague2009,
le climat change.......changeons d'indicateurs
Le PIB ne peut plus être le baromètre de santé des nations. L'urgence climatique impose de changer de paradigme de
développement et donc de changer de mode dévaluation.
Pour changer de direction, il faut changer les panneaux indicateurs qui nous donnent le chemin à suivre.
C'est la raison pour laquelle CAP21, parti écologiste fondateur du Mouvement Démocrate, présidé par Corinne LEPAGE, lance la campagne « COPENHAGUE 2009 : LE
CLIMAT CHANGE...CHANGEONS D'INDICATEURS » avec l'ouverture du site internet :
Il est temps de mettre fin à la dictature du PIB et de réguler le capitalisme financier
Il est temps de nous engager dans une transition écologique socialement soutenable et de promouvoir le bien-être individuel et collectif en appelant à «
vivre autrement » dans une société du mieux-être.
Eric Delhaye
Président délégué de CAP21
« S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, [les chefs d’Etat] seraient inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier de la crise du système dans lequel nous vivons. »
Par Corinne Lepage, 17 novembre 2008
Alors que le G20 peine à établir les prémisses de ce que pourrait être de nouvelles régles du jeu de la finance internationale, voire du capitalisme , on ne peut que constater la différence de traitement entre la crise financière et la crise écologique et climatique. L’urgence de la première n’est pas contestable et on peut que souscrire aux souhaits de certains Etats de voir mettre en place un nouveau Bretton Woods.
Il faut toutefois souligner qu’en s’attaquant au volet financier de la crise mondiale, les chefs d’Etat refusent en réalité de s’attaquer aux causes, la transformation du capitalisme , la croissance des inégalités et les bases artificielles de la croissance passée fondée sur la spéculation et l’économie financière , pour ne viser que les effets.
S’ils acceptaient de reconnaître les erreurs accumulées, le système de gaspillage et de destruction des ressources mis en
place et le caractère non durable de la croissance de ces 20 dernières années, ils serait inéluctablement conduits à reconnaître qu’il ne s’agit pas d’une crise financière mais du volet financier
de la crise du système dans lequel nous vivons. Or, le volet énergétique et climatique de cette même crise présente le même caractère d’urgence, car, comme en matière financière , tous les
voyants sont au rouge.
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La Terre ne peut plus suivre la vitesse à laquelle nous consommons ses ressources. Aujourdhui, le 23 septembre, nous
avons déjà consommé toutes les ressources naturelles que la Terre aura produites entre le 1er janvier et le 31 décembre 2008, c'est ce que nous appelons l'Overshoot Day. Notre demande actuelle dépasse de 40% la capacité de la planète. Autrement dit, la Terre a besoin dun an et
quatre mois pour produire ce que nous consommons en un an. Ces chiffres proviennent du Global Footprint Network, un organisme de recherche qui mesure la quantité de ressources naturelles
disponible et la part que nous en utilisons.
La directrice du Programme Alimentaire Mondial, Josette SHEERAN n’hésite pas à parler de « tsunami silencieux » quand elle évoque la crise alimentaire qui menace de plonger dans les famines des dizaines de millions de personnes supplémentaires dans le Monde.
Confrontés à la flambée des cours des matières premières (doublement des prix du blé, du riz…), les réactions violentes se multiplient (émeutes de la faim à Haïti, au Cameroun, au Mexique) et menacent la stabilité de dizaines de pays notamment en Afrique.
Comment en est-on arrivé là ? Nous aurions tort de penser que le problème est uniquement conjoncturel et plusieurs facteurs méritent d’être distingués :
- en premier lieu, il faut évidemment constater l’évolution de la demande alimentaire de pays émergents comme la Chine et l’Inde, notamment en viande conduisant à produire des céréales pour nourrir le bétail plutôt que les hommes
- en deuxième lieu, de nombreuses régions du Monde se sont lancées dans des politiques de soutien aux énergies alternatives en particulier dans la production d’agrocarburants qui prennent une part croissante des terres arables. Ainsi tout le supplément de récolte mondiale de maïs entre 2004 et 2007 a servi à fabriquer aux Etats-Unis des biocarburants. Pour se donner un ordre d’idée, il faut autant de céréales pour faire le plein d’éthanol d’un véhicule de type 4x4 que pour nourrir une personne pendant une année. Les continents américain et européen se sont lancés dans une production massive de ces carburants ce qui n’a pas manqué de faire réagir Jean Ziegler pour qui « quand on lance aux Etats-Unis , grâce à 6 milliards de subventions une politique de biocarburants qui draine 138 millions de tonnes de céréales hors du marché alimentaire, on jette les bases d’un crime contre l’humanité pour sa propre soif de carburant. »
- en troisième lieu, la spéculation sur les marchés conduit les exportateurs traditionnels à organiser des stocks plutôt qu’à vendre leur surplus
- en quatrième lieu, il faut évoquer les subventions agricoles que les Etats-Unis et l’Union Européenne versent à leurs agriculteurs et qui pour le secrétaire général de l’ONU ou le président brésilien Lula pénalisent les pays pauvres et contribuent à l’urgence actuelle tout comme les droits de douanes et taxes appliqués sur les produits importés.
Les Etats-Unis versent ainsi 90 milliards d’euros au soutien de leur secteur agricole et l’Europe 50 milliards d’euros par la PAC (soit 40 % du budget européen).
- et puis cette crise révèle à mes yeux l’échec des politiques d’ajustements structurels du FMI et de la Banque Mondiale qui ont orienté les économies des pays en voie de développement vers les exportations et les monocultures intensives au détriment de l’agriculture vivrière et de la souveraineté alimentaire.
D’évidence, il faut aller au-delà des habituelles mesures d’urgence et revoir nos modes de pensée et d’action en matière de développement, il faut que l’on agisse sur les causes profondes qui font que l’Europe, comme le reste du Monde est de plus en plus inégalitaire, que la pauvreté s’enracine et que les enjeux de mainmise sur les matières premières, notamment vivrières renforcent un système qu’il faut d’urgence réformer.
L’autosuffisance alimentaire est le premier des défis à relever pour les pays en voie de développement avec l’aide des micro-crédits, le développement des infrastructures rurales, de l’irrigation, du stockage.
L’agriculture vivrière doit être réhabilitée, encouragée, protégée de la concurrence déloyale des produits d’importation.
Il nous faut nous attaquer à la réforme difficile de la Politique Agricole Commune pour la faire passer d’une logique de pérennisation et de compensation des avantages acquis à une logique de soutien au développement rural, à la promotion de la qualité des produits et de l’alimentation, à la qualité de la vie et à la protection de l’environnement.
Il nous faut défendre un moratoire sur le développement des agrocarburants de 1ère génération et réviser l’objectif européen de 10 % d’incorporations de biocarburants d’ici 2020 comme le demande le comité scientifique de l’Agence Européenne de l’Environnement si nous ne sommes pas en mesure de l’atteindre avec des agrocarburants de 2ème génération produits dans des conditions de durabilité et de proximité adéquates.
IL nous faut respecter nos engagements de consacrer à 0,7 % du PIB à l’aide au développement contre 0, 39 % aujourd’hui.
Ne faut-il pas par ailleurs trouver de nouveaux mécanismes de financement comme le suggère Robert Zoellick, président de la Banque Mondiale en orientant une partie des moyens des fonds souverains vers des investissements productifs en Afrique ?
Voici quelques pistes de réflexion ouvertes au débat que nous reprendrons lors de notre prochain congrès.
Eric Delhaye
COMMUNIQUE DE PRESSE
Paris, le 18 mars 2008
TIBET : CAP21 demande une position ferme de la France et de la Communauté Internationale
CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate exprime sa profonde indignation face à la répression sanglante orchestrée par les autorités chinoises contre les manifestants Tibétains et proteste vivement contre les atteintes à la liberté de la presse empêchée de couvrir les évènements en cours. La censure d’internet et des chaînes d’informations internationales, le brouillage des radios nous renvoient aux pires heures de la dictature
A l'heure où les protestations s'étendent à d'autres provinces de la Chine, CAP21 souhaite que la France, pays des Droits de l’Homme appelle à la mobilisation de la communauté internationale et de l'Union européenne pour mettre fin au "génocide culturel" dont sont victimes les populations tibétaines. Outre les appels stériles "à la retenue" formulés à l'endroit du gouvernement de Pékin, il est indispensable de diligenter des enquêtes indépendantes - sous l'égide des Nations-Unies pour faire la lumière sur les évènements en cours et prendre des résolutions adaptées.
Nul n'ignore les pratiques systématiques de tortures, de mauvais traitements, de détentions arbitraires, de répression des mouvements philosophiques et culturels ou encore de censure qui sont le quotidien des populations chinoises. Bien que signataire de nombreux traités et conventions en faveur du respect des Droits de l'Homme, la Chine continue de bafouer les principes élémentaires du droit international, dans l'indifférence totale du reste du monde.
Peut-on et doit-on continuer à parler des Droits de l’Homme entre la poire et le fromage, les intérêts économiques et financiers primant sur toute autre considération ? Incontestablement, la France qui prendra la présidence de l’Union Européenne pour le second semestre de l’année doit porter haut et fort les valeurs de l’Olympisme que sont la tolérance, le respect et la solidarité entres les peuples et les individus en adressant un message ferme à la Chine.
Dans ces circonstances, Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 soutient la proposition de Reporters sans Frontières en appelant à un boycott politique de la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques à Pékin, par solidarité avec les victimes des répressions.
Eric DELHAYE, Porte-parole de CAP21, membre du bureau national exécutif du Mouvement Démocrate
Benoit PETIT, Délégué national CAP21, "Social et Société"
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CAP21 appelle à manifester le vendredi 21 mars place des droits de l'Homme au Trocadéro à Paris. Pour plus d'informations : www.tibetan.fr
Selon le rapport Living 2006 publié par le WWF le 24 octobre dernier, l'humanité consomme plus de ressources biologiques (25 % de plus) que la planète n'en produit chaque année.
L'empreinte écologique (nbre d'hectares nécessaires pour fournir les ressources dont chaque humain a besoin) est en moyenne pour chaque habitant de 1,8 hectares. Mais quand un Nigérien ou un Indien requiert 0,8 ha, un citoyen des Etats-Unis demande 9,6 ha, un Français 5,6 et un Japonais 4,4 ha.
6,6 millions de clients, 5,7 milliards de dollars distribués, une présence dans 50 000 villages au Bangladesh, des micro-crédits remboursés à 99 %, tel est le bilan de de la banque Grameen créée par Muhammad Yunus : cet engagement en faveur des plus démunis force le respect.
uel est le message que vous voulez transmettre à travers votre film, Une vérité qui dérange ?
Nous sommes confrontés à une crise climatique qui a le caractère d'une urgence planétaire. Même si ces mots semblent terrifiants, ils sont malheureusement pertinents pour décrire la relation radicalement nouvelle qui s'est établie entre l'espèce humaine et l'écologie terrestre. Rien, dans notre expérience passée, ne nous prépare au défi auquel nous sommes maintenant confrontés, mais c'est un défi que nous devons surmonter.
La bonne nouvelle est que nous avons tout ce qui est nécessaire pour résoudre la crise, si nous agissons rapidement. Ce qui manque peut-être, c'est la volonté politique. Mais en démocratie, la volonté politique est une ressource renouvelable, et le moyen de la renouveler est de diffuser la connaissance de cette situation auprès d'autant de personnes que possible.
Vous estimez qu'il y a une crise dans la démocratie. Quel est le lien entre le fait que la démocratie soit en mauvaise forme et la difficulté à faire avancer les solutions à la crise climatique ?
L'information dans une société circule selon un mode de fonctionnement écologique. J'utilise le mot "écologie" comme une métaphore, mais il est incontestable que l'écologie de l'information après la révolution de l'imprimerie a créé les bases des Lumières, au XVIIIe siècle. Les individus ont pu participer à la discussion publique et, bientôt, une méritocratie des idées a émergé. Le succès des idées individuelles a commencé à dépendre de leur intérêt public. Cette écologie de l'information a formé la base de la démocratie représentative, dans la république française et aux Etats-Unis.
Mais il y a cinquante ans, la télévision est devenue la source dominante d'information. Et dans mon pays, beaucoup plus qu'en France, sa domination est maintenant si écrasante que les journaux perdent des abonnés. En dépit d'Internet, qui est une source d'espoir pour rouvrir le forum public aux individus, la télévision accroît son importance année après année. Chaque Américain regarde en moyenne la télévision quatre heures et demie.
Donc, la crise de la démocratie provient de la domination de la télévision ?
La télévision est un medium à sens unique, à la différence de la presse écrite. Elle est pilotée par les annonceurs, qui l'utilisent pour vendre des produits, et pour capter l'audience la plus large avec le dénominateur commun le plus bas. Dans mon pays, le dialogue politique est maintenant conduit pour l'essentiel au moyen d'annonces télévisées de trente secondes. L'influence malsaine de l'argent en politique est largement due à la nécessité pour les hommes politiques de rassembler suffisamment d'argent pour se payer ces annonces. Nous avons des élections dans une trentaine de jours. 80 % du budget des candidats est employé à acheter des spots télévisés de trente secondes. Et ces spots ne ressemblent pas aux textes de Voltaire ou de Thomas Paine ! [rire].
Al Gore, Le Monde du 12/10/2006
Marée noire en Méditerranée : CAP 21 demande l’envoi immédiat d’une mission d’expertise
CAP 21, le parti écologiste fondé par l’ancienne ministre de l’Environnement et candidate à la Présidentielle, Corinne LEPAGE, s’inquiète des conséquences écologiques et économiques de la pollution marine occasionnée en Méditerranée à la suite du déversement potentiel de 35 000 tonnes de pétrole lors de bombardements israéliens sur la centrale électrique de Jeih, au sud de Beyrouth.
CAP 21 déplore l’inertie du Centre régional Méditerranéen pour l’intervention contre les pollutions marines accidentelles (REMPEC) qui au-delà de simples conseils adressés aux autorités libanaises s’est contenté de mettre son unité d’aide en attente.
Alors que la nappe d’hydrocarbures lourds a souillé ces trois dernières semaines près de 80 kilomètres de côtes au Liban et menace le littoral turc et grec, CAP 21 demande à l’ONU ainsi qu’aux parties contractantes de la Convention de Barcelone (Communauté Européenne et vingt Etats du pourtour Méditerranéen) de prendre leurs responsabilités en déclenchant une mission d’expertise pour évaluer sur place l’importance de la pollution, les moyens à engager pour les opérations de nettoyage et appréhender les risques de dispersion.
Dans un contexte politique difficile et humainement dramatique, l’engagement d’une action commune des Etats Méditerranéens, de l’Europe et des Nations Unies contre la marée noire serait une première lueur d’espoir dans la voie du dialogue retrouvé et de la paix. Par Eric DELHAYE - Porte-parole de CAP 21
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