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lundi 29 novembre 2010
30 personnalités, issues du monde politique, syndical et associatif lancent ce jour un appel dans les colonnes du Nouvel Observateur, afin de soutenir la proposition de loi organique que François de Rugy, député écologiste de Loire-Atlantique, défendra la semaine prochaine à l’Assemblée Nationale.
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Dans la plupart des grandes démocraties, les citoyens peuvent, par l’exercice de leur droit de pétition, imposer l’examen d’un texte par le Parlement ou obtenir l’organisation d’un référendum.
En France, cette possibilité est prévue par la Constitution mais elle ne peut toujours pas être mise en œuvre car il manque une loi organique pour en préciser les conditions d’application.
Le 2 décembre, l’Assemblée Nationale examinera une proposition de loi organique d’origine parlementaire pour qu’existe enfin ce droit de pétition pouvant conduire à l’organisation d’un référendum citoyen.
Tous ensemble, par delà les clivages politiques, syndicaux ou idéologiques qui peuvent nous séparer, nous appelons l’Assemblée Nationale et le Sénat à en débattre en vue d’une adoption rapide.
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Premiers signataires de l’appel : Gérard Aschieri/, syndicaliste/ - Martine Aubry, /Première secrétaire du PS/ - Jean-Marc Ayrault, /Président du groupe SRC à l’Assemblée Nationale/ – Marinette Bache, /Présidente de Résistance Sociale –/ André Chassaigne, /député/ - Yves Cochet/, Président du groupe GDR à l’Assemblée Nationale/ - Annick Coupé/, syndicaliste/ - Daniel Cohn-Bendit/, député européen/ - François de Rugy/, député, rapporteur de la proposition de loi/ - Cécile Duflot/, secrétaire nationale Europe Ecologie-Les Verts/ - Olivier Ferrand/, Terra Nova/ - Bastien François, /Professeur de Science Politique/ - Roland Gori/, psychanalyste/ - François Hollande, /député -/ Eva Joly/, députée européenne/ - Pierre Khalfa, /syndicaliste/ - Pierre Larrouturou, /économiste - /Pierre Laurent, /secrétaire national du PCF/ - Corinne Lepage, /Présidente de CAP 21/ - Noël Mamère, /député /- Dominique Méda, /philosophe/ - Jean-Luc Mélenchon, /Président du Parti de Gauche/ - Arnaud Montebourg, /député/ – Roland Muzeau, /député/ - Anny Poursinoff/, députée/- Michel Rocard, /ancien Premier Ministre/ - Denis Sieffert, /journaliste/ - Alain Trautman, /biologiste, fondateur de "Sauvons la Recherche"/ - Marc Vasseur, /blogueur/ - Patrick Viveret, /philosophe et essayiste -/
CAP21, parti fondateur du Mouvement Démocrate appelle à rejoindre la manifestation du
29/01/09 à l’initiative de l’intersyndicale CFDT, CFTC, CFE-CGC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA pour amplifier la voix des salariés, des demandeurs d’emplois et des retraités, premières
victimes d’une crise dont ils ne sont pas responsables, et obtenir des mesures concrètes en leur faveur.
Le plan de relance actuel n’est pas suffisant alors que se multiplient les réductions d’activités, les mesures de chômage partiel, les plans sociaux, principalement dans les régions qui
connaissent déjà des déséquilibres démographiques, économiques et sociaux.
Dans un contexte où le pouvoir d’achat subit les effets de la crise et alors que les réformes tous azimuts du gouvernement enfoncent un coin dans les garanties collectives et fragilisent encore
un peu plus les territoires (exemples de la fermeture des casernes ou de la réorganisation des services publics locaux), CAP21 soutient l’appel du 29 janvier en faveur d’un deuxième plan de
relance comportant des mesures en faveur du logement et de la protection sociale ainsi qu’un véritable investissement en faveur de l’éducation, de la recherche, de la formation et du
développement durable.
CAP21 soutient par ailleurs l’appel à la responsabilité, responsabilité au niveau
national, avec la conditionnalité des aides publiques et des allègements de charge aux entreprises socialement vertueuses ; responsabilité au niveau international, avec l’appel à la régulation
d’une sphère financière internationale qui permette une meilleure répartition des richesses et le respect des droits fondamentaux et sociaux.
CAP21 milite ainsi pour une nouvelle gouvernance mondiale où la responsabilité et l’éthique fondent un autre mode de développement, durable et solidaire.
Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 et vice-présidente du Mouvement Démocrate participera au rassemblement prévu jeudi à Paris.
Eric Delhaye
Président délégué de CAP21
Communiqué de presse du 21 octobre 2008
Loi d'orientation Grenelle 1 : des avancées incontestables mais des doutes sur son financement
CAP21, parti fondateur du Mouvement démocrate, salue des avancées incontestables dans la loi d’orientation Grenelle 1 en particulier sur le renversement de la charge de la preuve en matière
environnementale, la compensation de la biodiversité, le développement de l’agriculture biologique et la réduction des pesticides, l’objectif national de réduction de la production des déchets de
25kg par habitant/an dans les cinq prochaines années.
Eric Delhaye, président délégué de CAP21 espère cependant qu’un certain nombre d’amendements seront corrigés dans la poursuite du débat parlementaire, en particulier sur la modulation apportée au niveau d’efficacité énergétique des bâtiments neufs en fonction du choix de l’énergie (énergie électrique par ex) ou sur l’incinération retenue comme mode prioritaire de traitement des déchets ménagers résiduels et regrette par ailleurs l’absence de dispositions relatives à la protection des lanceurs d’alerte et de l’expertise.
Corinne LEPAGE, présidente de CAP21 et vice-présidente du Mouvement Démocrate souligne également le manque d’ambition sur des sujets durs comme celui de mettre en place une véritable fiscalité écologique pour financer les 400 milliards d’euros d’investissements estimés pour mettre en œuvre le Grenelle d’ici 2020.
Comment sera financée la rénovation du logement social indispensable pour lutter contre la précarité énergétique et
obtenir des résultats tangibles en matière de lutte contre l’effet de serre alors qu’on n’arrive déjà pas à produire du logement neuf en quantité suffisante ?
Comment sera financée également la politique de développement des transports collectifs, du fret ferroviaire et fluvial, probablement pas avec le produit d’une éco-taxe poids lourds que l’Etat promet de compenser et de moduler ?
Il reste ainsi beaucoup d’interrogations sur les moyens qui seront mis en œuvre, il est à douter que la loi Grenelle 2 et la loi de finances 2009 puissent nous rassurer dans le contexte de la crise économique actuelle qui se traduit par le gel de nombreux projets d’investissement privés que ce soit dans le domaine du logement ou le domaine industriel.
Seuls des nouveaux mécanismes financiers et économiques allégeant les charges sur le travail et favorisant la transition énergétique vers une économie décarbonée et le développement d’une économie « verte » peuvent permettre de soutenir l’ambition affichée du Grenelle de l’Environnement.
publié le 17 octobre 2008
Transports, énergie, outre-mer : les députés ont adopté le 16 octobre, jusque tard dans la nuit, plusieurs volets importants du projet de loi Grenelle 1. La discussion s'est poursuivie ce 17 octobre au pas de charge car 30 articles devaient encore être examinés.
Jean-Louis Borloo, le ministre de l'Ecologie, est pressé et a prévenu les députés, en suspendant la séance de nuit le 17 octobre, à près de 4 heures du matin. "L'idée de me présenter lundi
au Conseil de l'environnement de l'Union européenne sans loi votée m'est insupportable. Le paquet Energie Climat est compliqué. Aller au Conseil avec une loi votée, ce n'est pas exactement la
même chose qu'y aller sans. On commencera l'examen demain à 15 h (NDLR ce 17 octobre) et on ne se quittera pas avant que l'examen du texte ne soit terminé."
C'est donc à un véritable marathon que doivent se livrer les députés car pas moins de 30 articles restaient à examiner pour boucler la discussion en première lecture du projet de loi Grenelle 1
qui doit céder la place la semaine prochaine dans l'hémicycle au projet de loi de finances pour 2009. Mais cette volonté d'accélérer le mouvement n'est pas du goût de l'opposition, beaucoup de
députés se plaignant d'un temps d'examen insuffisant pour un texte de cette importance.
Les trois séances du 16 octobre se sont soldées par l'adoption des articles 11, 12, 13, 14 et 15 clôturant le chapitre transports avec notamment les nouvelles lignes à grande vitesse, le
transport aérien et les transports urbains et périurbains, les transports en Ile-de-France, les modifications apportées à la loi d'orientation des transports intérieurs (Loti) et l'élaboration
d'un schéma national des infrastructures de transport. Les articles 16, 17 et 18, consacrés respectivement aux économies d'énergie, aux énergies renouvelables et aux biocarburants ont également
été votés, de même que les articles 49 et 50 relatifs à l'outre-mer.
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Le Grenelle de l’Environnement arrive enfin dans sa phase législative avec l’examen du projet de loi Grenelle 1 par les parlementaires, un texte ambitieux pour amorcer les changements culturels nécessaires qu’impose l’urgence écologique à moins que les lobbies à la manœuvre n’en réduisent la portée comme peuvent le laisser craindre un certain nombre d’amendements déposés.
- l’amendement Ollier/Poignant/Vautrin qui va permettre de « moduler » le seuil de 50 kwh/m2/an pour les constructions neuves en fonction du bilan en gaz à effet de serre de l’énergie retenue, amendement destiné à réhabiliter le chauffage électrique provenant du nucléaire, peu émetteur en gaz à effet de serre. Développer le chauffage électrique c’est créer des consommations de pointe qui nécessitent, pour pouvoir y répondre, que l’on fasse fonctionner des centrales thermiques au charbon, gaz ou fuel, émettrices de gaz à effet de serre. Si cet amendement est adopté, nous produirons l’effet contraire à celui recherché, nous serons en état d’ébriété énergétique plutôt que dans la voie d’une plus grande sobriété ! .
- Les amendements Gatignol, qui visent à réduire la portée de l’objectif de réduction de moitié des usages des produits phytosanitaires en agriculture dans un délai de 10 ans. Il faut y voir une nouvelle fois la marque des lobbies agrosemenciers et il est à craindre que la France reste encore longtemps le deuxième utilisateur mondial de pesticides au détriment de la santé de nos concitoyens.
- l’amendement Irles qui vise à augmenter la valorisation énergétique des déchets conforte l’incinération contraire à des vraies politiques de prévention en matière de déchets
- l’amendement Gatignol qui remet en cause l’ouverture systématique des instances d’évaluation et d’expertise à la société civile. Le projet de loi ne contient d’ailleurs aucune mesure sur la protection des lanceurs d’alerte et botte en touche sur l’expertise alors que cette question s’était imposée dans les discussions du Grenelle. Ainsi la proposition de création d’une Haute Autorité de protection de l’alerte et de l’expertise issue du Grenelle et reprise dans mon rapport sur la gouvernance écologique s’est évaporée.
Il est à regretter aussi que les trames verte et bleue (continuités écologiques) introduites dans le droit de l’urbanisme ne soient pas opposables de manière formelle. Le respect de la biodiversité et la compréhension de l'importance majeure du service rendu par la nature sont ainsi renvoyés à des temps meilleurs.
Un certain nombre d’amendements vont par contre au-delà du projet de loi : ceux qui visent à passer la part des énergies renouvelables à 23 % et non 20 %, conformément à l’objectif posé à la France dans le paquet européen Climat Energie, à défendre l’objectif communautaire de 120 g de CO2/km pour les véhicules particuliers d’ici 2012 au lieu de 130g inscrit dans le projet de loi, à interdire formellement la vente de lampes à incandescence fin 2010, engagement du Grenelle, à mettre en cohérence la réalisation des plans climat-énergie territoriaux avec les autres documents de planification territoriale (SCOT, PDU, PLH) ou à ouvrir les investissements pour le fret fluvial au-delà du projet du canal grand gabarit Seine Europe.
Il faut attendre par ailleurs avec attention le projet de loi Grenelle 2 qui doit porter sur la mise en œuvre
opérationnelle du Grenelle ainsi que la loi de finances 2009 car dans le contexte de crise actuelle et à fiscalité constante, de nombreuses questions restent en suspens sur les moyens qui seront
alloués pour atteindre les objectifs fixés : comment sera financée la rénovation de l’habitat social alors qu’il faut dans le même temps produire du logement social, quels moyens seront alloués à
la formation des artisans du bâtiment, comment sera favorisée la conversion vers l’agriculture biologique, comment sera accompagné le développement des transports collectifs ou du fret fluvial et
ferroviaire ? Seule une fiscalité écologique favorisant les investissements écologiquement responsables peut soutenir de telles ambitions et encourager une économie verte mais la voie semble
étroite….
Corinne Lepage et Eric Delhaye
AFP - 22 décembre 2006
La Commission d'accès aux documents administratifs (CADA) a tranché en faveur de Corinne Lepage, présidente de Cap 21, qui se plaignait de n'avoir pu obtenir du CSA les temps d'antenne des candidats potentiels à la présidentielle depuis le 1er avril 2006, a annoncé jeudi Cap 21.
Dans son avis, dont Cap 21 a transmis copie à l'AFP, la CADA souligne que "la liste des personnalités, par formation politique", avec "leur temps d'antenne effectif indépendamment des périodes électorales", "constitue un document administratif communicable de plein droit à toute personne qui en fait la demande".
Mme Lepage devrait donc pouvoir obtenir, à bref délai, la liste des personnalités politiques apparues non seulement dans les journaux télévisés mais aussi dans les magazines et autres programmes, avec mention du temps d'antenne chaque mois.
"C'est un grand succès, puisque le CSA refusait de donner ces temps d'antenne pour ne pas faire apparaître l'absence de pluralisme et de respect a minima de l'équité dans la campagne présidentielle", affirme Cap 21, dans un communiqué.
Le numéro 47 (décembre 2006) de Regards économiques soutient que la législation de la protection de l'emploi en France obère les performances économiques tout en contribuant au développement des inégalités sociales. Ce pays se caractérise par des niveaux de protection de l'emploi très différents selon les types de contrats (Contrat à Durée Déterminée -CDD- et Contrat à Durée Indéterminée -CDI). En résulte une segmentation forte du marché du travail entre travailleurs "bien" protégés et "mal" protégés, sans que l'effet net sur l'emploi soit favorable. La solution envisagée par le gouvernement d'introduire de nouveaux contrats de travail, le Contrat Nouvelles Embauches et le Contrat Première Embauche, ne vont pas dans le bon sens. Une réforme plus ambitieuse, construite autour d'un contrat de travail unique à droits progressifs, permettrait par contre de gommer certaines déficiences actuelles.
Une idée que nous avions émise avec la commission social/société lors des discussions autour du CPE.... à méditer à la lecture de cette étude
Ce n’est que depuis quelques jours que j’ai appris l’existence d’un décret du 1er juillet 2006 relatif aux produits phytopharmaceutiques non homologués. Ce décret est censé améliorer la sécurité sanitaire des consommateurs en rappelant que la commercialisation, la mise sur le marché, la communication sur des produits phytopharmaceutiques naturels n’ayant pas été évalués et homologués est interdite. Les sanctions peuvent aboutir à deux ans de prison et 75 000 euros d’amende à l’auteur......./
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